« Il faut agir » : Jean-Luc Reichmann dénonce l’inaction politique sur les violences aux enfants
L’affaire Lyhanna a révélé un système qui ne protège pas les victimes, notamment les mineurs, et a mis en évidence des décisions politiques considérées comme inadaptées. Le Premier ministre Sébastien Lecornu a annoncé que le projet de loi contre les violences sexuelles et sexistes sera examiné en septembre et octobre par l’Assemblée.
L’affaire Lyhanna a révélé un système défaillant qui ne protège pas les victimes, surtout lorsqu’elles sont mineures, ainsi que des décisions politiques inadaptées aux conséquences graves. Le cas de Jérôme Barella, plusieurs fois signalé aux autorités sans jamais avoir été inquiété, et principal accusé dans le viol et la mort de Lyhanna, n’est pas un cas isolé.
Interrogé à ce sujet par le Buzz TV, Jean-Luc Reichmann, interprète de Léo Mattéi, s’est montré ferme. Il estime que les politiciens continuent à « se regarder le bout du nez » alors qu’ils devraient « agir ».
« On les connaît, on les repère maintenant. Grâce à la géolocalisation, on sait tout ce qui se passe, dans les rues et ailleurs, il y a des caméras partout. Il faut agir », a-t-il insisté à propos des suspects dans des affaires de viol sur mineurs.
Pour l’animateur des 12 coups de midi, si l’État reste inactif, la population risque de vouloir « se faire justice » elle-même. « Je me mets à leur place. Vous imaginez si ça vous arrive, si quelqu’un se permet d’approcher votre enfant, comment vous réagissez ? Moi, je peux me retrouver en taule », a-t-il ajouté.
Alors que plusieurs associations militent pour la mise en place d’une loi complète, comme en Espagne, avec les moyens financiers pour l’appliquer, le Premier ministre Sébastien Lecornu a annoncé qu’elle sera examinée en septembre et octobre par l’Assemblée. Ce projet de loi contre les violences sexuelles et sexistes avait été soumis il y a quelque temps déjà, en novembre 2025. Il a été cosigné par environ une centaine de députés de gauche et de la coalition gouvernementale, en s’appuyant sur le travail de la Ciivise, la loi votée en Espagne en 2004, ainsi que sur la coalition féministe et infantile en France.
Le Premier ministre a ajouté, lors du Conseil des ministres de mercredi, les engagements pris après la mort et le viol de Lyhanna, notamment la réclusion à perpétuité pour les violeurs en série de mineurs.
Pour la réalisatrice Andréa Bescond, figure de proue dans le combat contre les violences sexuelles et sexistes, il s’agit de « techniques d’enfumage ». Elle rappelle qu’en France « les prisons sont remplies à 140 % », dans un de ses posts Instagram sur fond noir. Un appel à manifester le 4 juillet a été lancé, tandis que les rassemblements continuent chaque lundi devant les tribunaux.
