
Bruce Springsteen ne critique pas Donald Trump par patriotisme.
Bruce Springsteen s’oppose fermement à Donald Trump, qualifiant son administration de « corrompue, incompétente, raciste et traîtresse ». En juin dernier, il a dédié son prix Harry Belafonte pour la justice sociale aux manifestants anti-ICE.
Difficile de trouver un artiste plus engagé que Bruce Springsteen, dont l’engagement se manifeste par une forte opposition à Donald Trump. Bien que certains lui reprochent d’être anti-américain, le Boss fait face au patriotisme populiste du président américain avec ce qu’il décrit comme un « patriotisme critique ».
« Je crois au patriotisme critique. Je crois que c’est la définition d’un patriote : vous aimez votre pays à tel point que vous êtes prêt à le regarder clairement, à reconnaître ses défauts, à l’encourager à être meilleur », a-t-il affirmé lors d’un format produit par la chaîne d’information publique PBS intitulé Bruce Springsteen : Finding America in Song.
Spécialiste de l’Amérique depuis 50 ans, le chanteur de 76 ans n’a pas hésité tout au long de sa tournée Land of Hope and Dreams, achevée fin mai, à critiquer l’administration Trump, qu’il a qualifiée de « corrompue, incompétente, raciste et traîtresse » devant des salles pleines, de Minneapolis à Washington. En réponse, Donald Trump a traité l’artiste de « loser total » sur son réseau Truth Social, une attaque qui a renforcé la détermination de Springsteen.
Présent en juin dernier au Tribeca Festival, où il a reçu le prix Harry Belafonte pour la justice sociale, Bruce Springsteen a dédié sa récompense aux manifestants anti-ICE. Il a également annoncé un grand festival de protestation pour octobre, à l’approche des élections de mi-mandat. Pour lui, la nuance est claire : critiquer ceux qui gouvernent n’est pas trahir, c’est tenir une promesse envers son pays.
