
Sidi Kacem : médecins privés en colère après l’agression d’un confrère
L’incident survenu récemment à Dar El Kedari, où un médecin a été agressé dans son cabinet, soulève des préoccupations croissantes concernant la sécurité des professionnels de santé dans le secteur privé. Le 29 juillet 2026, la Coordination syndicale des médecins généralistes privés a réagi en publiant un communiqué qui dénonce fermement cette agression, tant physique que verbale, qui a laissé le Dr Sidi Kacem El Kedari avec des blessures nécessitant des soins médicaux.
L’organisation syndicale qualifie cet acte de « criminel », soulignant qu’il représente une atteinte non seulement à l’intégrité d’un professionnel, mais également une violation de la sanctuarisation des lieux de soins. La Coordination met en lumière la menace que représentent de tels comportements pour la stabilité des médecins et la confiance essentielle entre soignants et patients.
Le Dr Charaf Lahnich, coordinateur national de la Coordination, a précisé que le médecin agressé a reçu les soins appropriés et bénéficie d’un suivi médical. Une plainte a été déposée, et le Dr Lahnich a insisté sur la nécessité d’une enquête approfondie pour faire toute la lumière sur cet incident. Le syndicat assure également un soutien moral, professionnel et juridique au Dr El Kedari tout en surveillant l’évolution de la procédure judiciaire.
Dans son communiqué, la Coordination appelle le ministère public et les forces de l’ordre à mener une enquête impartiale pour identifier les responsables et appliquer la loi avec fermeté. Le Dr Lahnich a également mentionné une augmentation des signalements de violences, tant physiques que verbales, ce qui souligne l’urgence d’établir un système de recensement officiel.
Pour la Coordination, il est impératif que le ministère de la Santé et les autorités compétentes prennent leurs responsabilités en matière de protection des professionnels de santé. La sécurité physique et psychologique des soignants est essentielle pour garantir des soins de qualité aux citoyens.
L’organisation propose un plan d’action en sept points, qui inclut notamment :
– L’accélération des procédures pour le traitement des plaintes liées aux agressions contre le personnel médical.
– La création d’un dispositif d’alerte permettant une intervention rapide des forces de l’ordre.
– La sécurisation des cabinets situés dans des zones sensibles par le biais de patrouilles de sécurité.
– L’autorisation et l’encadrement de moyens techniques de protection tels que des boutons d’alarme et la vidéosurveillance.
– La mise en place d’un observatoire national pour recenser les agressions et analyser leurs causes.
– Un accompagnement psychologique, juridique et professionnel pour les victimes.
– Des campagnes de sensibilisation visant à rappeler que les désaccords médicaux ne justifient en aucun cas la violence.
Pour garantir la pérennité de ces mesures, la Coordination appelle à la conclusion d’une convention nationale impliquant le ministère de la Santé, le ministère de l’Intérieur, le ministère de la Justice, ainsi que les conseils professionnels et les organisations représentatives des médecins. Ce cadre permettra de définir un protocole unifié pour l’intervention, le signalement, la protection et le suivi judiciaire.
« La protection des médecins est une condition essentielle pour assurer aux citoyens la continuité, la qualité et la sécurité des soins », a conclu le Dr Charaf Lahnich.
