Maroc

Rencontre à Tanger sur le modèle de gouvernance des Écoles de la deuxième chance

Une rencontre régionale consacrée aux moyens de promouvoir le modèle de gouvernance des Écoles de la deuxième chance – Nouvelle génération (E2C – NG) s’est tenue, mercredi à Tanger, organisée par l’Académie régionale d’éducation et de formation (AREF) en partenariat avec l’association “ATIL” et avec l’appui technique de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM). Le directeur général de l’association “ATIL”, Mohamed Fouad Amrani, a affirmé que cette rencontre vise principalement à renforcer la coordination avec les différentes parties prenantes impliquées dans la lutte contre le décrochage scolaire, notamment les institutions publiques, le secteur privé et les acteurs de la société civile.


Une rencontre régionale consacrée à la promotion du modèle de gouvernance des Écoles de la deuxième chance – Nouvelle génération (E2C – NG) dans la région Tanger-Tétouan-Al Hoceima a eu lieu mercredi à Tanger. Cette initiative, organisée par l’Académie régionale d’éducation et de formation (AREF) en partenariat avec l’association « ATIL » et avec le soutien technique de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), fait partie de la mise en œuvre de la feuille de route 2022-2026, notamment autour du troisième axe qui traite de la lutte contre le décrochage scolaire en mettant en place des parcours alternatifs pour les élèves en difficulté.

Lors de cette rencontre, l’importance des E2C-NG a été soulignée en tant que mécanisme central des politiques publiques pour lutter contre le décrochage scolaire et favoriser l’insertion sociale et professionnelle des jeunes. Cela vise à améliorer le système éducatif et à assurer une mobilisation efficace de tous les acteurs concernés.

Ouafae Chaker, directrice de l’AREF, a précisé que cette rencontre réunissait divers partenaires intervenant auprès des élèves en difficulté et des bénéficiaires des Écoles de la deuxième chance, incluant l’OIM et l’association “ATIL”, ainsi que des représentants de départements publics et des acteurs de la société civile impliqués dans la gestion de ces établissements.

Elle a déclaré à la MAP que cette rencontre permet de croiser les approches pour développer une vision intégrée des Écoles de la deuxième chance, visant à améliorer leur gouvernance par une gestion concertée, tout en garantissant une meilleure transparence des mécanismes d’intervention.

Cette dynamique a pour but de récupérer les élèves ayant quitté le système éducatif prématurément et de leur offrir de nouvelles opportunités d’insertion à travers des parcours adaptés, élaborés en collaboration avec divers partenaires dans des domaines tels que la formation professionnelle, l’artisanat, la pêche maritime, la robotique et les métiers du numérique.

Elle a également souligné que le ministère de tutelle et l’AREF mobilisent d’importantes ressources pour assurer le succès de cette initiative, en insistant sur la nécessité d’une mobilisation renforcée de tous les intervenants, incluant les départements gouvernementaux, les autorités locales et la société civile, afin de relever le défi du décrochage scolaire.

De son côté, Mohamed Fouad Amrani, directeur général de l’association “ATIL”, a affirmé que cette rencontre s’inscrit dans le cadre d’un programme de soutien aux associations gérant des centres de la deuxième chance nouvelle génération. L’objectif principal est de renforcer la coordination entre les différentes parties prenantes impliquées dans la lutte contre le décrochage scolaire, notamment les institutions publiques, le secteur privé et les acteurs de la société civile, particulièrement ceux œuvrant dans les domaines de la formation professionnelle et de la formation des jeunes, pour identifier de nouvelles opportunités pour les bénéficiaires de ces centres.

Il a été précisé que l’accent est mis sur la création de mécanismes de coordination permettant d’établir des passerelles entre les Écoles de la deuxième chance et les établissements de formation professionnelle ou l’Agence nationale de promotion de l’emploi et des compétences (ANAPEC), afin d’aider les élèves, notamment ceux sans diplômes, à accéder au marché du travail. Les recommandations issues de cette rencontre seront soumises aux décideurs afin de trouver des solutions adaptées à cette catégorie d’apprenants.