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ONU : Macky Sall se retire de la course au secrétariat général

L’ancien président sénégalais Macky Sall a retiré sa candidature au poste de secrétaire général de l’ONU après un premier vote indicatif qui n’a permis à aucun prétendant de s’imposer. Sa décision intervient dans un contexte où le processus de sélection reste ouvert et où plusieurs candidatures peuvent encore émerger.

Un retrait présenté comme un geste pour favoriser un consensus

Dans une déclaration diffusée sur ses réseaux sociaux, Macky Sall explique vouloir faciliter l’émergence d’une candidature jugée acceptable par le Conseil de sécurité. Il affirme aussi que les premiers votes tests semblent orienter la sélection vers une personnalité venue d’Amérique latine et des Caraïbes, avec la possibilité qu’il s’agisse d’une femme.

Cette prise de position signifie que l’ancien chef d’État sénégalais se retire alors que la compétition reste ouverte. Le texte précise qu’un nouveau candidat peut se déclarer à tout moment, ce qui laisse la procédure loin d’être figée.

Une course dominée par plusieurs profils, sans vainqueur clair

Avant ce retrait, la Costaricaine Rebeca Grynspan était donnée en tête. Âgée de 70 ans, elle dirige la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement. Derrière elle figurait Rafael Grossi, directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique, suivi de Carolyn Rodrigues-Birkett, ancienne ministre des Affaires étrangères du Guyana.

Les autres candidats mentionnés sont l’Ougandais Olara Otunnu ainsi que deux Équatoriennes, Maria Fernanda Espinosa et Ivonne A-Baki. Le vote indicatif de vendredi a montré qu’aucun des sept candidats n’avait réussi à éviter un vote négatif de l’une des cinq puissances permanentes du Conseil de sécurité : la Grande-Bretagne, la France, les États-Unis, la Chine et la Russie.

Un contexte international qui pèse sur le choix du futur secrétaire général

Le processus se déroule alors que l’ONU fait face à des tensions multiples. Le texte évoque une période difficile pour l’organisation, marquée par l’affaiblissement du multilatéralisme, la multiplication des conflits, des rivalités géopolitiques plus fortes et des difficultés financières importantes.

Macky Sall relie son retrait à cette situation générale et estime que l’ONU doit revoir en profondeur ses méthodes de travail et son fonctionnement. Son argumentation reste centrée sur l’idée qu’une candidature de compromis pourrait mieux répondre aux attentes actuelles du Conseil de sécurité.

Ce qu’il faut retenir

  • Macky Sall a retiré sa candidature au poste de secrétaire général de l’ONU après un premier vote indicatif sans consensus.
  • Le vote de vendredi a montré qu’aucun des sept candidats n’a échappé à un veto ou à un vote négatif d’une des cinq grandes puissances du Conseil de sécurité.
  • Rebeca Grynspan reste en tête, mais le processus demeure ouvert à de nouvelles candidatures.

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