
Les avocats en grève font un sit-in devant le Parlement le 6 juillet.
L’Association des barreaux du Maroc (ABAM) a organisé un sit-in ouvert devant le Parlement, à Rabat, le 6 juillet 2026, à partir de 11 heures. La commission de la justice de la Chambre des représentants a adopté, le 2 juillet, en deuxième lecture, une nouvelle version du projet de loi n° 66.23.
À l’appel de l’Association des barreaux du Maroc (ABAM), des bâtonniers, anciens bâtonniers et membres des conseils de l’ordre se sont réunis à Rabat pour exercer une pression sur le projet de loi n° 66.23, qui a été adopté en deuxième lecture par la commission de la justice.
La mobilisation s’est traduite par un sit-in ouvert devant le Parlement ce lundi 6 juillet, à partir de 11 heures. L’invitation a été lancée aux bâtonniers en fonction, aux anciens bâtonniers, ainsi qu’aux membres des conseils des différents barreaux.
Cette action s’inscrit dans la continuité d’un mouvement de contestation qui dure depuis plusieurs semaines contre le projet de loi n° 66.23, qui concerne l’organisation de la profession d’avocat. Les avocats mettent en avant leurs craintes concernant une attaque sur l’indépendance de la profession et les garanties d’un procès équitable. Ils exigent le retrait de ce texte et la réouverture du dialogue avec le ministère de la Justice.
Le sit-in a lieu à la suite de l’adoption, le 2 juillet en deuxième lecture, d’une nouvelle version du projet de loi par la commission de la justice de la Chambre des représentants. Les députés ont rétabli la limite d’âge à 45 ans pour accéder au concours d’entrée à l’Institut de formation des avocats, en rejetant ainsi la proposition de la Chambre des conseillers de l’augmenter à 50 ans.
Cependant, l’ouverture du concours aux diplômés des facultés de charia a été maintenue, et des dispositions ont été introduites concernant l’accès des greffiers à la profession sous certaines conditions. Les règles de plaidoirie devant la Cour de cassation ont également été revues, de même que la composition des conseils de l’ordre.
Cette mobilisation fait également suite à la décision des avocats de prolonger leur grève jusqu’à nouvel ordre, estimant que les amendements apportés au texte ne répondent pas à leurs principales revendications. Le mouvement vise à maintenir la pression avant la poursuite de l’examen du projet de loi au Parlement.
