Maroc

Législatives : l’UC présente quatre engagements pour un « Maroc à une seule vitesse »

L’Union constitutionnelle (UC) se prépare pour les élections législatives de 2026 en présentant un programme ambitieux centré sur quatre engagements clés : la relance de l’économie, l’amélioration du pouvoir d’achat, l’équité sociale et la justice territoriale. Sous la direction de Mohamed Joudar, le parti ambitionne de réaliser un « Maroc à une seule vitesse », en évitant les promesses irréalistes et en se concentrant sur un projet à la fois « réaliste et ambitieux ».

Le programme électoral, qui sera dévoilé au public durant la campagne, vise à transformer le Maroc en passant d’une gestion fragmentée à un projet clairement défini. L’objectif est de remplacer les réformes partielles par un véritable décollage économique global et équitable. La première priorité du parti est de bâtir une économie productive, capable de générer des emplois et d’améliorer le pouvoir d’achat des citoyens. L’UC propose un modèle économique équilibré, où l’initiative privée joue un rôle central dans la croissance, tandis que l’État assure la régulation et l’équité économique.

L’Union constitutionnelle met l’accent sur la nécessité d’une stabilité macroéconomique pour favoriser une croissance durable, renforcer la confiance des investisseurs et attirer des capitaux, tant nationaux qu’étrangers. La préservation du pouvoir d’achat est également cruciale, et le parti insiste sur l’importance d’une politique économique intégrée qui combine la maîtrise de l’inflation, le soutien à la production nationale, et l’amélioration des revenus des citoyens.

Le second engagement du programme concerne la création d’un État équitable et protecteur. Lors de la présentation aux médias, l’UC a affirmé que la force de l’État se mesure par sa capacité à instaurer l’équité et à garantir l’égalité des chances, tout en fournissant des services publics de qualité. Le parti vise à passer d’une gestion de la vulnérabilité à une approche d’autonomisation, en réformant notamment le système éducatif pour en faire un levier de développement des compétences et d’innovation.

Dans cette optique, l’université marocaine doit évoluer pour devenir un acteur clé dans la production de connaissances et le soutien à l’innovation. Le programme prévoit également une réforme du système de santé, visant à établir un « capital santé » national pour garantir un accès équitable à des soins de qualité.

Le logement, les transports et la qualité de vie sont également des priorités. L’UC s’engage à faciliter l’accès à un logement décent et à améliorer les infrastructures de transport, considérant que la qualité de vie est essentielle pour la dignité humaine et la stabilité sociale.

Le troisième axe du programme aborde la justice territoriale. L’UC affirme qu’un développement équitable au Maroc nécessite une refonte des relations entre l’État et les territoires, ainsi qu’entre les politiques publiques et les spécificités locales. Les disparités régionales sont perçues comme un défi structurel qui entrave l’efficacité du modèle de développement, limitant l’égalité des chances et l’intégration économique.

Pour remédier à cela, le parti plaide pour un transfert de compétences aux régions, accompagné d’une clarification des responsabilités entre les niveaux national et régional. Le programme propose également la création de pôles économiques régionaux, basés sur les atouts de chaque territoire, pour générer richesse et emplois.

Enfin, l’UC souligne que la confiance est essentielle pour la réussite de toute politique économique ou sociale. Le défi actuel du Maroc ne se limite pas à la croissance économique ou à l’accès aux services, mais implique également la construction d’un État efficace, transparent et proche des citoyens, garantissant l’équité et la primauté du droit. À travers son programme, l’Union constitutionnelle aspire à établir un « Maroc de la confiance », considéré comme le fondement du développement économique et social, ainsi que du rayonnement du pays à l’international.

Le succès de ces engagements dépendra de leur mise en œuvre à travers des politiques sectorielles concrètes, adaptées aux besoins des citoyens et en phase avec les évolutions de l’économie et de la société.