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L’Afrique du Sud s’oppose à la vente aux enchères d’objets de Mandela.

Près de treize ans après le décès de Nelson Mandela, une nouvelle controverse judiciaire émerge autour de ses objets personnels. Le gouvernement sud-africain a déposé une requête auprès de la Cour constitutionnelle, cherchant à bloquer la vente aux enchères de ces artefacts aux États-Unis, prévue par la maison d’enchères new-yorkaise Guernsey’s en partenariat avec Makaziwe Mandela, l’une de ses filles.

Cette vente concerne un total de 29 objets, incluant la carte d’identité de Mandela, divers vêtements, des écrits, ainsi que des cadeaux reçus de présidents américains comme Barack Obama et Bill Clinton. L’Agence sud-africaine des ressources patrimoniales (SAHRA) et le ministère de la Culture soutiennent que ces objets doivent être considérés comme des « biens patrimoniaux » et que leur exportation sans autorisation est illégale, comme l’indique le résumé de l’affaire diffusé par la Cour.

La genèse de ce dossier remonte à 2021, lorsque la vente a été annoncée pour la première fois. Après une suspension en 2022, suite à une action de la SAHRA, la justice sud-africaine avait initialement donné son feu vert à la vente, qui avait été reprogrammée pour 2024 avant d’être à nouveau interrompue.

En janvier 2026, la Cour suprême d’appel a rejeté les objections formulées par la SAHRA, stipulant que l’organisme devait prouver en quoi chaque objet constituait un bien patrimonial. Le gouvernement sud-africain cherche maintenant à faire annuler cette décision devant la plus haute instance judiciaire du pays.

Il est à noter que Makaziwe Mandela a consenti à la vente dans le but de financer la création d’un jardin commémoratif à proximité de la tombe de son père, située dans le village de Qunu. Nelson Mandela, devenu le premier président démocratiquement élu de l’Afrique du Sud en mai 1994, a exercé ses fonctions jusqu’en juin 1999 et est décédé en décembre 2013 à l’âge de 95 ans.