Maroc

Guelmim-Oued Noun : 5 candidates pour 5 sièges dans une course ouverte

Dans la région de Guelmim-Oued Noun, l’élection de cinq sièges réservés aux femmes s’annonce comme une compétition intense, marquée par la présence de figures emblématiques des principaux partis politiques marocains. Les candidates, représentant le Rassemblement national des indépendants (RNI), le Parti authenticité et modernité (PAM), le Parti de l’Istiqlal (PI), le Parti de la justice et du développement (PJD) et le Parti du progrès et du socialisme (PPS), sont respectivement Mariam Bouaida, Manal Ariti, Salwa Karmoun, Fatima Zahra Kouiss et Rabia El Kabous.

Lors des dernières élections législatives, ces partis avaient réussi à obtenir des sièges dans cette circonscription, à l’exception du PPS, dont une candidate de l’USFP avait remporté un poste. Ce résultat témoigne d’une absence de domination d’un seul parti lors du scrutin de 2021, et souligne un renouvellement des acteurs politiques et une évolution des rapports de force dans la région.

La capacité des partis à maintenir ou à récupérer ces sièges en 2026 dépendra de leur aptitude à renforcer leur base électorale et à s’adapter aux changements du paysage politique local. Les alliances stratégiques joueront également un rôle crucial dans la conquête de la région, comme l’indiquent les résultats des élections du Conseil régional de Guelmim-Oued Noun de 2021. Lors de ce scrutin, le PAM avait obtenu la première place avec 12 sièges, suivi du RNI avec 10, et de l’Istiqlal avec 5, tandis que d’autres formations avaient enregistré des résultats moins significatifs.

Cependant, malgré sa position dominante, le PAM n’avait pas réussi à prendre la présidence du Conseil régional, qui avait finalement été attribuée au RNI, avec Mbarka Bouaida à sa tête.

Pour cette nouvelle élection, les partis ont opté pour des candidates aux profils variés. Le RNI, fidèle à sa tradition, a choisi Mariam Bouaida, une figure bien connue dans la région. De son côté, le PAM a sélectionné Manal Ariti, cherchant à maintenir la présence qui lui avait permis de décrocher un siège en 2021. Le PJD, malgré un recul national, mise sur Fatima Zahra Kouiss, une candidate qui bénéficie du soutien de la région. Quant au PPS, il tente de revenir dans l’arène politique après une absence prolongée, tandis que le Parti de l’Istiqlal espère retrouver sa place avec Salwa Karmoun.

La compétition s’annonce donc ouverte, avec des enjeux cruciaux pour l’avenir politique de Guelmim-Oued Noun.