
Fraude à l’importation de voitures : avis de recherche de la Gendarmerie
Un numéro WhatsApp avec un indicatif étranger est au centre d’une nouvelle affaire de fraude qui inquiète les autorités. La Gendarmerie nationale de Tizi Ouzou a récemment lancé un appel à témoins concernant un homme identifié par les initiales T.A., suspecté d’avoir orchestré une escroquerie massive liée à la vente et à l’importation de véhicules en provenance des Émirats arabes unis vers l’Algérie. De nombreuses personnes auraient déjà été victimes de cette arnaque.
Dans son communiqué, la Gendarmerie précise que le suspect utilisait la messagerie WhatsApp pour contacter ses victimes, en se servant de la ligne +971555781337, un numéro qui renvoie directement aux Émirats. Il se présentait comme un intermédiaire promettant d’importer des voitures du Golfe, en demandant des paiements anticipés.
Le mode opératoire de cette escroquerie est bien connu des enquêteurs. Le prétendu vendeur établit une relation de confiance à distance, échange des photos de véhicules, propose des prix attractifs, puis demande un acompte. Une fois l’argent transféré, il devient de plus en plus difficile à joindre avant de disparaître totalement. Ce schéma a été clairement décrit par la Gendarmerie dans son enquête en cours à Tizi Ouzou.
Ce type de fraude a pris de l’ampleur suite à l’assouplissement des règles d’importation des voitures d’occasion en Algérie. Des réseaux criminels en ont profité, à l’instar des agences fictives qui proposent de faux dossiers d’importation de véhicules de moins de trois ans sur les réseaux sociaux, affichant des tarifs bien inférieurs à ceux des concessionnaires agréés.
L’appel à témoins ne se limite pas à la wilaya de Tizi Ouzou. Toute personne ayant été lésée par cet individu ou ayant eu des échanges avec lui est encouragée à se faire connaître. Même les témoignages de personnes non spoliées peuvent s’avérer utiles pour les enquêteurs.
Les victimes et témoins potentiels ont plusieurs options pour se manifester. Ils peuvent contacter le procureur de la République près le tribunal de Tizi Ouzou, ou se rendre dans n’importe quelle brigade territoriale du pays, quelle que soit leur localisation. Sur place, ils peuvent soit déposer une plainte formelle, soit fournir des informations qui pourraient aider les gendarmes. Chaque détail recueilli contribuera à renforcer le dossier judiciaire en cours d’élaboration.
