Maroc

Festival de Meknès de la fiction télévisée : 3 téléfilms en compétition

Trois téléfilms, « Lune de miel » d’Abdelhay Iraqi, « L’amour amer » de Yassine Fennane et « Chaâla » de Hicham Jebbari, ont été projetés samedi au Centre culturel Mohammed El Menouni. La compétition officielle de cette 15ᵉ édition du Festival de Meknès de la fiction télévisée compte 20 productions, incluant également « Mamat » d’Ali Mejboud et « Mi w L’Bac » de Mourad El Khaoudi.


Trois téléfilms ont été projetés samedi au Centre culturel Mohammed El Menouni, dans le cadre de la compétition officielle de la 15ᵉ édition du Festival de Meknès de la fiction télévisée. Il s’agit de « Lune de miel » d’Abdelhay Iraqi, de « L’amour amer » de Yassine Fennane et de « Chaâla » de Hicham Jebbari.

« L’amour amer » traite du calvaire de Rania, emprisonnée dans une relation toxique avec un mari aux multiples contradictions, ainsi que de son combat intérieur entre le silence et la confrontation pour retrouver sa dignité.

« Chaâla » raconte un périple risqué vers la forêt qui se transforme en conflit ouvert, suite au rejet d’une demande en mariage, ravivant des sentiments de trahison et révélant des intentions cachées entre amis.

« Lune de miel » relate l’histoire de Hajja Saâdia et Zahra, confrontées à la violence de leur époux Si Mohamed, qui gère sa ferme d’une main de fer. Cependant, sa mort soudaine dans des circonstances mystérieuses ne met pas fin à leur souffrance.

Dans une déclaration à la MAP, le réalisateur Yassine Fennane a souligné que ce festival est une étape essentielle pour redonner ses lettres de noblesse à la télévision marocaine et valoriser les efforts des professionnels du secteur. Il a estimé que la projection des productions télévisées dans ce cadre favorise une interaction directe avec le public, véritable baromètre du succès.

De son côté, le réalisateur Hicham Jebbari a affirmé que le Festival de Meknès est devenu une plateforme qui reflète l’évolution et le rayonnement des productions télévisées nationales ces dernières années, tout en saluant le niveau de compétition professionnelle de cette édition.

Outre ces trois œuvres, la compétition officielle des téléfilms comprend également « Mamat » d’Ali Mejboud, « Mi w L’Bac » de Mourad El Khaoudi, « Kharij Taghtia » de Lotfi Aït Jaoui, « Hniya, Mbraek et Metousse » de Mustapha Achaour, ainsi que « Nassib » de Tarik El Idrissi et « Tiddoukla tiqdimin » d’Abderrazak Zitouni.

Cette édition mobilise 20 productions (téléfilms, séries dramatiques et comédies) produites par Al Aoula, 2M, la chaîne amazighe et Laâyoune TV. Le jury de la catégorie des téléfilms est composé de Latifa Ahrar, directrice de l’Institut supérieur d’art dramatique et d’animation culturelle (ISADAC), du scénariste Abdelilah Hamdouchi et de l’actrice Khouloud Betioui.

Le jury des séries est présidé par le poète et universitaire Adil El Hajjam, avec la participation de l’actrice Hajar Graigaa et du journaliste Mokhtar Laghzioui.

Le programme de cette édition inclut une master class sur l’écriture de scénario animée par Abdelilah Hamdouchi, ainsi que des rencontres ouvertes avec les artistes des séries programmées, visant à renforcer les échanges avec le public et à le rapprocher des coulisses de la production télévisuelle nationale.