
CHU Ibn Rochd : les étudiants en dentaire interrompent leurs stages
Les étudiants de la Faculté de médecine dentaire de Casablanca ont décidé de passer à l’action après des mois de promesses non tenues. À partir de ce mardi 8 septembre, ils suspendent tous leurs stages hospitaliers au CHU Ibn Rochd. Cette décision fait suite à des conditions de formation qu’ils jugent inacceptables, notamment des locaux trop exigus et un manque de matériel adéquat.
Le Bureau des étudiants en médecine dentaire a officiellement annoncé cette suspension, qui se poursuivra jusqu’à ce que leurs revendications soient prises en compte. Dans leur communiqué, ils soulignent des difficultés persistantes qui compromettent la qualité de leur formation clinique. L’augmentation des effectifs d’étudiants n’a pas été accompagnée d’une amélioration des infrastructures, ce qui a exacerbé la situation.
Deux principales revendications se dégagent de leur mouvement. D’une part, les étudiants demandent une extension des espaces dédiés aux stages hospitaliers afin de mieux accueillir le nombre croissant de stagiaires. Ils réclament également l’ouverture d’une structure multidisciplinaire et des urgences, dont les travaux seraient achevés depuis plusieurs mois, ainsi qu’un espace supplémentaire spécifiquement pour la médecine dentaire.
D’autre part, ils insistent sur la nécessité d’un approvisionnement régulier en matériel et consommables médicaux. Le Bureau dénonce le fait que certains étudiants soient contraints de financer eux-mêmes une partie des équipements nécessaires à leur formation et aux soins qu’ils prodiguent.
Ce conflit ne date pas d’hier. Dès le 16 mars 2026, un premier communiqué avait mis en lumière le manque d’équipements pour la formation pratique. Ce mécontentement s’était ensuite manifesté par une marche étudiante le 2 avril. Le 24 juillet, à l’approche de la rentrée universitaire, le Bureau avait déjà alerté sur la nécessité de mesures concrètes, menaçant de suspendre les stages si aucune solution n’était apportée.
Aujourd’hui, cette menace est devenue réalité. Dans leur dernier communiqué, les étudiants affirment que les retards accumulés n’ont conduit qu’à des reports sans réponses satisfaisantes. Ils exigent maintenant l’établissement d’un cadre de travail opérationnel, avec un calendrier précis pour répondre à leurs demandes.
Cette situation dépasse le cadre universitaire, car les stages se déroulent dans un environnement où les étudiants participent activement aux soins. Le Bureau avertit que cette suspension pourrait nuire à la fois à leur formation clinique et aux soins offerts aux patients, et il en appelle à la responsabilité des administrations et autorités compétentes.
