France

Présidentielle 2027 : Retailleau refuse la proposition d’Edouard Philippe et supprime le droit du sol.

Bruno Retailleau, ancien ministre de l’Intérieur et candidat à la présidentielle de 2027, a récemment mis l’immigration au cœur de sa campagne. Lors d’une déclaration faite mardi, il a exprimé son intention de soumettre à référendum la suppression du droit du sol, une mesure qu’il juge nécessaire et qui devrait être validée directement par les citoyens français après une révision constitutionnelle.

« Je prends cet engagement que ce seront les Français qui enfin définiront la politique migratoire », a-t-il affirmé, soulignant que certaines réformes, comme l’abandon du droit du sol, ne pourraient être adoptées sans l’approbation populaire. Il a précisé que des idées « très très fortes » risqueraient de ne pas être acceptées par les juges sans passer par un référendum.

Cette proposition n’est pas nouvelle pour Retailleau, qui avait déjà évoqué la question au début de l’été. Il a pris l’exemple de Mayotte, où le droit du sol a été abrogé, se demandant pourquoi une telle mesure ne pourrait pas être appliquée sur le territoire national. « On ne peut pas devenir français par hasard, en catimini, de façon automatique », a-t-il ajouté, renforçant ainsi son argumentation.

En plus de cette réforme, le candidat des Républicains souhaite également soumettre deux textes de loi aux Français par référendum. Le premier viserait à « réduire l’immigration », qu’il considère comme une charge pour la France, tandis que le second se concentrerait sur l’instauration d’une « politique pénale de grande fermeté ».

Sur le plan politique, Retailleau a également annoncé qu’il ne participerait pas à la réunion proposée par Édouard Philippe, qui vise à rassembler la droite et le centre en novembre pour préparer un éventuel rassemblement. Il a qualifié cette rencontre de « réunion pour les macronistes entre les macronistes », affirmant : « Non, je n’irai pas. »

Il a réaffirmé sa détermination à poursuivre sa candidature sans se laisser distraire par d’autres alliances. « Cette élection, elle ne se gagnera pas au centre. Elle ne se gagnera pas en essayant de prolonger l’expérience Macron. Elle se gagnera à droite. Et je suis un candidat de droite, avec des convictions de droite », a-t-il conclu.