Maroc

À Harvard, Youssef Amrani plaide pour le partenariat maroco-américain.

L’ambassadeur du Maroc aux Etats-Unis, Youssef Amrani, a plaidé pour une montée en puissance du partenariat stratégique maroco-américain lors de la « Arab Conference at Harvard » à Boston, soulignant que le Maroc est prêt à aller plus loin. Il a rappelé que le Maroc a été le premier pays à reconnaître l’indépendance des Etats-Unis en 1777 et a insisté sur la reconnaissance historique par les Etats-Unis, en décembre 2020, de la souveraineté pleine et entière du Maroc sur ses provinces du Sud.


L’ambassadeur du Maroc aux États-Unis, Youssef Amrani, a appelé à renforcer le partenariat stratégique entre le Maroc et les États-Unis, qu’il considère comme un élément essentiel pour les équilibres futurs dans les régions atlantiques et voisines. Lors de la « Arab Conference at Harvard », samedi à Boston, il a souligné que près de 250 ans de partenariat continu ont consolidé l’alliance entre Rabat et Washington, précisant que le défi actuel réside dans une ambition partagée, surtout dans les domaines des minéraux critiques, de l’énergie propre, de la sécurité et de la connectivité atlantique.

« Je dis ici, à Harvard, ce que je dis à Washington : le Maroc est prêt à aller plus loin », a-t-il indiqué devant un public composé de hauts fonctionnaires internationaux, de diplomates, de chefs d’entreprise, de journalistes, d’universitaires et de jeunes leaders des grandes universités américaines.

« Les fondations sont posées. Ce qui vient ensuite est une question d’ambition. Et l’ambition de cette relation bilatérale n’a pas de plafond », a affirmé le diplomate marocain, soulignant le potentiel d’un partenariat destiné à jouer un rôle clé dans l’avenir des équilibres régionaux et atlantiques.

Dans ce contexte, l’ambassadeur a rappelé que cette relation bilatérale a près de deux siècles et demi d’histoire, le Maroc ayant été le premier pays à reconnaître l’indépendance des États-Unis en 1777. Il a noté que le traité d’amitié entre les deux pays est l’un des accords diplomatiques les plus anciens et continus au monde, témoignant d’une constance et d’une fiabilité rarissimes dans les relations internationales.

Il a également mis en avant l’ampleur de cette coopération, citant l’exercice African Lion, le plus grand exercice militaire annuel sur le continent africain, et l’intensité des échanges en matière de sécurité, de défense et de stabilité régionale.

Dans son discours sur la position du Maroc dans un monde en évolution et ses perspectives avec Washington, M. Amrani a évoqué les transformations que traverse le monde arabe. Il a déclaré que la stabilité du Maroc, la transformation de son économie, son rayonnement diplomatique et le renforcement de ses alliances sont le fruit d’une Vision Royale à long terme.

Il a accentué la trajectoire économique du Royaume, caractérisée par des réformes structurelles constantes et le développement d’un modèle de croissance solide. « Le Maroc s’impose ainsi comme une plateforme stratégique intégrée aux chaînes de valeur mondiales, notamment dans des secteurs industriels de haute technologie tels que l’aéronautique, l’industrie automobile et les énergies vertes, où il constitue une base industrielle compétitive », a-t-il précisé.

Concernant la question du Sahara marocain, M. Amrani a fait remarquer que la reconnaissance historique par les États-Unis, en décembre 2020, de la pleine souveraineté du Maroc sur ses provinces du Sud, représente un tournant essentiel, ratifiant le plan d’autonomie comme fondement unique pour un règlement juste et durable.

Il a également souligné l’élargissement du consensus international autour de l’initiative marocaine d’autonomie, rappelant l’adoption, en octobre dernier, de la résolution 2797 du Conseil de sécurité, qui « ouvre une nouvelle phase, celle de la mise en œuvre du processus politique qui en découle, basé sur le plan d’autonomie marocain ». Il a soutenu que le dossier est désormais entré dans une phase d’implémentation.

S’adressant à la nouvelle génération d’élites arabes présentes à la « Arab Conference at Harvard », la plus grande conférence panarabe d’Amérique du Nord, M. Amrani a interpellé les participants sur la responsabilité des jeunes générations dans la définition de l’avenir du monde arabe.

Son intervention, intitulée « Moroccan Foreign Diplomacy and the United States: A Lens on Arab Diplomacy », a déclenché une discussion approfondie sur les changements en cours dans le monde arabe, le rôle actuel du Maroc et les perspectives de son partenariat stratégique avec les États-Unis.

L’ambassadeur a terminé en soulignant que « le Maroc n’est pas un miracle. C’est un choix ».