Test de la Marshall Bromley 450 : l’enceinte à ne pas manquer.
La Marshall Bromley 450 dispose d’une autonomie annoncée de 40 heures et pèse 12,32 kg. Elle est proposée au prix de 649 euros et utilise le Bluetooth en version 5.3.
Le marché des enceintes festives connaît une croissance importante ces derniers mois, notamment avec l’arrivée de Marshall l’été dernier. Actuellement, JBL prédomine dans ce segment, la marque américaine étant présente depuis longtemps. Ses modèles PartyBox se sont nettement améliorés au fil des générations. Les premiers appareils offraient un son puissant et parfois agressif, mais JBL a su rectifier le tir : les modèles actuels, bien que restant très puissants et adaptés à un usage festif, proposent un son assagi et beaucoup plus agréable sur la durée. JBL se positionne ainsi devant Sony, qui n’a pas encore comblé son retard en matière de qualité acoustique, proposant un son plus brut et moins raffiné.
C’est dans ce contexte que Marshall a lancé en 2025 la Bromley 750, sa première enceinte festive, pesant 24 kilos et affichée au prix de 1 299 euros, en concurrence directe avec la JBL PartyBox 720. Pour une première incursion, c’était un coup de maître, offrant des graves profonds, des aigus clairs, sans agressivité, et une diffusion omnidirectionnelle permettant de capter le son même en étant dos à l’enceinte. Cependant, la taille imposante de la 750 rend son transport compliqué, surtout pour une utilisation à la plage.
Avec la Bromley 450, Marshall a décidé de diviser par deux le poids, la taille et le prix, visant à répondre à des besoins différents. La 450 se transporte ainsi plus facilement, et il n’est pas nécessaire d’être deux pour la porter. En termes de performances, malgré la réduction de taille, elle offre un son très puissant et bien étudié, qui devrait séduire de nombreux utilisateurs.
Marshall Bromley 450 Spécifications techniques
| Modèle | Marshall Bromley 450 |
|---|---|
| Dimensions | 36,6 cm x 26,1 cm x 49,2 cm |
| Autonomie annoncée | 40 h |
| Microphone intégré | Non |
| Version du Bluetooth | 5.3 |
| Poids | 12320 grammes |
| Indice de protection | IP55 |
| Fiche produit | Fiche produit |
Ce test a été réalisé avec une enceinte prêtée par Marshall.
Marshall Bromley 450 Un look inimitable
L’esthétique de la Bromley 450 ne surprend pas. L’enceinte adopte le design des amplificateurs de guitare qui ont fait la renommée de Marshall depuis les années 60 : revêtement en similicuir PU, grille métallique imposante, accents en laiton, potentiomètres crantés. Le switch à bascule signature de Marshall est présent pour changer d’entrée. La finition est unique, en Black & Brass.
La construction est robuste. L’enceinte est faite en contreplaqué, un matériau rigide et plus léger que le MDF, réduisant les vibrations sous pression sonore. Les angles bénéficient de protections en TPU souple, et un panneau caoutchouté à l’arrière dissimule les connecteurs. Un compartiment en bas permet d’accéder à la batterie, amovible, interchangeable avec celle de la Bromley 750, ce qui rend le remplacement rapide et pratique.
Avec un poids de 12,2 kg, la Bromley 450 reste facile à transporter. La poignée latérale intégrée facilite le déplacement sur des distances raisonnables, comme du parking à la plage. Pour les longues distances, deux personnes peuvent porter l’enceinte. Ses dimensions permettent de la loger dans le coffre de n’importe quelle voiture, bien qu’elle ne soit pas dotée de roulettes.
Enfin, la certification IP55 garantit une protection contre la poussière et les projections d’eau, ce qui convient pour une utilisation extérieure même sous une pluie forte. Toutefois, il est déconseillé de la plonger dans une piscine, car elle n’est pas étanche.
Marshall Bromley 450 Formule acoustique
Marshall opte pour une charge acoustique par radiateurs passifs pour les basses fréquences. Deux haut-parleurs de grave de 165 mm fonctionnent avec deux radiateurs passifs de grand diamètre, accordés mécaniquement à une fréquence très basse, ici environ 40 Hz. Ces radiateurs vibrent en synchronisation avec les haut-parleurs actives et produisent des fréquences très profondes, là où les haut-parleurs actifs seraient insuffisants. Lorsqu’ils entrent en jeu, les haut-parleurs actifs reposent, leur excursion diminuant, ce qui leur permet de rester précis. C’est une technique astucieuse pour optimiser la qualité sonore.
Quatre transducteurs large-bande de 50 mm couvrent les médiums et aigus, répartis sur plusieurs faces de l’enceinte pour une diffusion omnidirectionnelle. On note l’absence de tweeters, présents sur la Bromley 750, ce qui entraîne une légère perte de finesse dans les hautes fréquences, mais cela ne nuira pas à l’expérience d’écoute.
L’amplification est répartie sur huit canaux : deux amplificateurs de 90 watts pour les haut-parleurs de grave et quatre amplificateurs de 55 watts pour les transducteurs large-bande, totalisant 400 watts en crête, suffisants pour animer une fête improvise.
Marshall Bromley 450 Connectique
La connectique de la Marshall Bromley 450 est variée. Elle propose du sans fil avec Bluetooth 5.3 multipoint, permettant deux connexions simultanées, et la prise en charge des codecs SBC, AAC, LC3 et Auracast. En filaire, elle inclut une entrée jack 3,5 mm, une entrée RCA, et un port USB-C pour la lecture audio et la recharge de téléphones. Deux entrées combo XLR / 6,35 mm permettent de brancher un micro ou un instrument avec reverb et delay réglables.
Il est possible de chaîner plusieurs enceintes via un câble mini-jack 3,5 mm grâce à une sortie ligne dédiée.
La transmission sans fil est stable dans un rayon d’environ 10 mètres.
Marshall Bromley 450 Des potentiomètres à l’ancienne
La tranche supérieure de l’enceinte regroupe tous les contrôles physiques : volume, graves, aigus, niveau d’entrée, effets, lecture/pause. Ils prennent la forme de potentiomètres rotatifs, offrant une réelle facilité d’utilisation. En ce qui concerne les graves et les aigus, il est possible d’ajuster les deux simultanément, rendant les contrôles très intuitifs.
Un bouton dédié gère l’éclairage, permettant de choisir entre différentes options. C’est simpliste, mais efficace pour créer une ambiance.
L’application Marshall est simple, car tout est réglable sur l’enceinte. Il n’est pas essentiel de l’utiliser.
Marshall Bromley 450 Son : immersif, généreux, pas académique
Marshall n’est pas un simple constructeur d’enceintes Bluetooth passant aux enceintes festives par opportunisme, mais utilise son expertise pour distiller un son différent de ses concurrents, en ajoutant du marketing pour promouvoir le son à 360°. L’essentiel réside dans la balance tonale et la précision des trois registres de fréquences, ce que réussit parfaitement la Bromley 450.
True Stereophonic : ce que ça désigne vraiment
Le terme « True Stereophonic », que Marshall utilise depuis un moment, mérite d’être clarifié. La stéréo désigne traditionnellement une scène sonore large mais frontale, avec deux canaux et un axe gauche-droite. À l’inverse, la 450, avec ses transducteurs disposés sur les faces avant et arrière, diffuse le son dans toutes les directions.
Concrètement, lorsqu’elle est placée au centre d’une pièce, la Bromley 450 projette du son partout. À l’arrière, on perçoit des médiums et une partie des aigus, offrant une expérience d’écoute plus immersive, particulièrement bénéfique pour des espaces ouverts ou des pièces vastes.
En revanche, la scène sonore ne présente pas la rigueur d’une diffusion classique. Les instruments ne sont pas nécessairement positionnés selon le mixage original. Cependant, pour une fête ou un pique-nique, c’est exactement ce que l’on recherche.
Ce que la courbe révèle
Deux mesures de réponse en fréquence ont été réalisées : l’une à volume modéré et l’autre à volume maximum. Au total, on observe un grave puissant et bien équilibré, permettant une écoute en extérieur. Les médiums sont agréables sans agression, et les aiguës sont légèrement en retrait, situation causée par l’absence de tweeters par rapport à la Bromley 750.
La courbe montre une extension des graves jusqu’à environ 40 Hz, avec une diminution en dessous, conforme à la fréquence de travail des radiateurs passifs. Entre 40 et 80 Hz se trouve un plateau de graves solides ; autour de 100-150 Hz, une légère montée accentue le punch, donnant de l’énergie au spectre sans rendre les graves boueux.
De 100 Hz à 1 kHz, la réponse est stable, les médiums équilibrés et les voix naturelles. Cependant, des ondulations sont dues à la diffusion omnidirectionnelle, créant de légères interférences lors de la mesure, mais à l’oreille, tout demeure homogène.
À partir de 1 kHz, une atténuation progressive des hautes fréquences se fait ressentir. Cela n’est pas un défaut, car notre oreille étant plus sensible aux hautes fréquences, un choix d’atténuation des aigus contribue à un écoute prolongée à fort volume sans fatigue.
À volume maximum, le niveau d’infra-grave diminue dès que l’on dépasse 60-70 % du volume, une mesure de protection électronique pour les haut-parleurs. Malgré cela, l’enceinte maintient un son riche et convaincant autour de 100 Hz.
Impressions d’écoutes
Kendrick Lamar — Not Like Us : le kick et la ligne de basse sont très présents. Le spectre est puissant, sans brouillage, et la voix de Lamar est claire.
Daft Punk — Get Lucky : les percussions sont rondes, et la guitare passe bien, sans que le bas ne domine les autres éléments.
Adele — Hello : test de voix concluant ; la voix est naturelle, sans coloration ni résonance artificielle.
The Weeknd — Blinding Lights : l’enceinte maintient une très bonne dynamique avec des synthés aigus présents.
Miles Davis — So What (Kind of Blue) : la contrebasse est chaleureuse, mais la trompette manque légèrement de brillance.
AC/DC — Thunderstruck : la distorsion n’est pas agressive, la batterie est bien présente et l’enceinte gère le volume sans distorsion.
Marshall Bromley 450 Autonomie : jusqu’à 40 heures si on reste sage
Marshall annonce une autonomie de 40 heures à volume modéré. Cette autonomie est atteignable à condition de ne pas dépasser 50 % du volume et d’éviter de pousser les basses fréquences, qui consomment plus d’énergie. À fort volume, l’autonomie diminue. Pour ceux qui envisagent une écoute à volume élevé, il est conseillé d’avoir une seconde batterie, rechargeable séparément via USB-C, permettant de la remplacer rapidement sans interrompre la musique.
La recharge s’effectue via le câble secteur fourni en environ 3h30, et 20 minutes de charge permettent de récupérer environ 6 heures de lecture pour une enceinte totalement déchargée.
Marshall Bromley 450 Prix et concurrence
Au prix de 649 euros, la Marshall Bromley 450 évolue dans un segment concurrentiel.
JBL PartyBox Stage 320 (599 euros) : Sa scène sonore est plus classique et directionnelle, mais la Bromley se distingue par son autonomie.
Sony ULT Tower 9 (899 euros) : Plus chère, elle est calibrée pour de très gros volumes, mais la Bromley gagne en autonomie et en son.
Marshall Bromley 750 (1 299 euros) : Elle offre une meilleure extension dans les graves et une puissance supérieure, justifiant l’écart de prix pour les grandes salles. Pour un usage domestique courant, la 450 est tout à fait suffisante.

