
Venezuela : Un survivant retrouvé une semaine après le séisme
Hernan Gil, agent de sécurité de 43 ans, est bloqué dans sa guérite à Catia La Mar, huit jours après les séismes qui ont presque entièrement détruit cette zone côtière de l’Etat de La Guaira, au Venezuela. Selon le président de l’Assemblée nationale Jorge Rodriguez, le nombre de morts a été revu à la hausse avec 2.295 morts et plus de 11.000 blessés, tandis que les Nations unies estiment que 50.000 personnes sont portées disparues.
Il s’appelle Hernan Gil. Cet agent de sécurité de 43 ans est coincé dans sa guérite, sous l’immeuble où il travaillait à Catia La Mar. Coincé, mais vivant, huit jours après les séismes qui ont presque entièrement détruit cette région côtière de l’État de La Guaira, au Venezuela.
Des équipes de secours venues de sept pays – Venezuela, Chili, États-Unis, Portugal, Costa Rica, Salvador et Mexique – s’activent sans relâche depuis trois jours pour tenter de l’atteindre. Mercredi soir, elles étaient à moins d’un mètre de lui. Les pompiers chiliens ont partagé sur Instagram une vidéo montrant l’homme dans la guérite, tournant la tête pour regarder la caméra, l’œil droit injecté de sang.
Dans cet État, le plus durement touché, de nombreux bâtiments détruits portent une grande lettre D peinte à la bombe. Celle-ci signifie « deceased » (décédés) selon la nomenclature internationale pour les opérations de recherche et de sauvetage lors de tremblements de terre, mettant ainsi fin aux espoirs de retrouver des survivants sous les décombres.
**50.000 personnes portées disparues**
La présidente par intérim du Venezuela, Delcy Rodriguez, a annoncé mercredi un deuil national de sept jours « en hommage à la mémoire des victimes ». Leur nombre a été révisé à la hausse, atteignant 2.295 morts et plus de 11.000 blessés, d’après le président de l’Assemblée nationale, Jorge Rodriguez, alors qu’il était estimé mardi à un peu moins de 2.000 morts. Les Nations unies estiment que 50.000 personnes sont portées disparues.
L’ampleur des dégâts matériels a plongé une partie du pays dans le chaos. Les zones touchées semblent avoir été rasées, avec d’immenses proportions d’habitations debout mais désormais inutilisables. Sur la base d’images satellitaires, la NASA évalue à environ 58.870 le nombre de bâtiments endommagés ou détruits.
**La crainte des épidémies**
Dans l’État de La Guaira, « les pénuries alimentaires sont généralisées, les services de base se sont effondrés et les communications sont en grande partie coupées », a déclaré mardi le Haut-Commissariat aux réfugiés des Nations unies (HCR).
L’Organisation mondiale de la santé (OMS) craint également des épidémies et s’inquiète des systèmes « inadéquats » pour le suivi des disparus et l’enregistrement des victimes. Le HCR évalue ses besoins à environ 15 millions de dollars, notamment pour abriter temporairement 30.000 personnes pendant six mois.
