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Une nouvelle espèce d’araignée « catapulte » découverte en Australie.

Le 22 juin dernier, la revue scientifique Current Biology a rapporté la découverte d’une espèce d’araignée appartenant au genre Propostira, qui vit dans les forêts tropicales de l’extrême-nord du Queensland, en Australie. Observée pour la première fois en 2022, cette araignée, surnommée « araignée-baliste », utilise un piège conçu spécifiquement pour chasser les fourmis tisserandes (Oecophylla smaragdina).


De quoi postuler pour un emploi au Puy-du-Fou ? Le 22 juin dernier, la revue scientifique *Current Biology*, relayée par le site australien ABC et Courrier International, a annoncé une découverte surprenante : une espèce d’araignée qui chasse ses proies à l’aide d’une catapulte.

Appartenant au genre Propostira, cet arthropode nocturne réside dans les forêts tropicales éloignées de l’extrême-nord du Queensland (Australie). Sa particularité réside dans sa capacité à projeter sa proie en l’air, directement vers sa toile, grâce à une méthode élaborée s’apparentant à une catapulte, ce qui lui a valu le surnom d’« araignée-baliste » par des chercheurs.

### Un piège spécifique à une proie et ses caractéristiques

Pour résumer, à la tombée de la nuit, l’araignée tisse entre quinze et soixante fils en forme de cône, dont la base est fixée au sol ou à toute autre surface. Ce cône est ensuite recouvert d’un type de soie plus fine reliée au centre de sa toile.

Plusieurs jours et nuits d’observations avec des caméras haute définition ont été nécessaires pour comprendre le fonctionnement du piège et sa cible. Observée pour la première fois en 2022, l’équipe du QIMR Berghofer Medical Research Institute de Brisbane a constaté que le piège est spécifiquement destiné aux fourmis tisserandes (Oecophylla smaragdina).

Bien que la capture d’une fourmi par une araignée soit déjà rare en raison de la défense chimique de ce type de proie, les chercheurs ont remarqué que le piège est ingénieusement conçu. Probablement enduit de phéromones, le piège incite la fourmi tisserande à agir de manière agressive. Celle-ci commence alors à mordre le cône, qui, en cédant, déclenche l’activation du piège, propulsant la fourmi vers le centre de la toile d’araignée, comme l’illustre une vidéo publiée sur Youtube.

### Une araignée unique à plusieurs égards

L’« araignée-baliste » fascine les chercheurs pour plusieurs raisons. En plus de ne chasser qu’un seul type de proie, une fourmi, son piège est activé par la proie elle-même et non par le prédateur, comme c’est habituellement le cas. De plus, ce mécanisme empêche la fourmi d’émettre des signaux d’alerte et de laisser une trace pour rapidement mobiliser d’autres fourmis en renfort.

« L’araignée-baliste illustre comment l’extrême spécialisation dans la chasse à certaines proies peut être un moteur de l’évolution vers des aptitudes biomécaniques exceptionnelles », explique Ajay Narendra, directeur de recherche à l’Université Macquarie, à nos confrères de The Conversation.