
Trump rencontre les patrons du pétrole pour faire baisser les prix aux États-Unis.
À l’approche des élections de mi-mandat en novembre, Donald Trump intensifie ses efforts pour maîtriser l’augmentation des prix de l’essence aux États-Unis. Demain, le président américain doit s’entretenir avec des dirigeants du secteur pétrolier et du raffinage, alors que les prix du pétrole continuent de grimper, notamment en raison du conflit avec l’Iran qui a débuté fin février.
La Maison-Blanche souhaite explorer des solutions pour accroître les capacités de raffinage sur le sol américain. Taylor Rogers, porte-parole de l’administration, a déclaré lundi : « Le président rencontrera des acteurs du secteur pour collaborer sur les meilleures façons d’accroître les capacités de raffinage, de favoriser la domination énergétique américaine sur l’ensemble de la chaîne d’approvisionnement et de faire baisser les prix pour le peuple américain. »
Cette réunion survient après la conclusion d’un accord avec le Venezuela, qui pourrait permettre aux États-Unis d’accéder à plus de 65 milliards de barils de réserves pétrolières. Un responsable de la Maison-Blanche, s’exprimant sous couvert d’anonymat, a souligné que ces échanges sont « particulièrement opportuns alors que nous augmentons les flux de brut vénézuélien vers les raffineries américaines. »
Depuis l’arrestation de Nicolás Maduro par les forces américaines lors d’un raid militaire au début de janvier, Trump cherche à relancer l’exploitation des ressources pétrolières et gazières du Venezuela sous son autorité. Il a affirmé vendredi que l’accord avec Caracas permettra « de réduire considérablement le prix de l’essence pour tous les Américains, et ce pendant de nombreuses années. »
L’administration américaine espère que l’augmentation des importations de pétrole vénézuélien compensera les perturbations causées par le conflit avec l’Iran. Les tensions entre Washington et Téhéran ont récemment fait grimper les prix, le baril de Brent dépassant les 90 dollars lundi.
La question des prix de l’essence est également un enjeu crucial pour les républicains, alors que les élections de mi-mandat s’annoncent difficiles pour leur parti. La Maison-Blanche n’a pas divulgué la liste des participants à la réunion de mardi, se contentant d’indiquer la présence de « distributeurs et raffineurs de petite, moyenne et grande taille. »
