
Retour à la double séance : Une nouvelle Tunisie émerge
Le mardi 1er septembre 2026 marquera un tournant significatif avec le retour à la double séance dans les établissements universitaires. Ce changement de rythme de vie, qui s’opérera rapidement, aura des répercussions sur les transports et les services administratifs. Parallèlement, les prévisions météorologiques annoncent un temps clément à partir du jeudi 3 septembre.
La rentrée universitaire pour l’année 2026-2027 se poursuivra le 12 septembre avec l’arrivée des étudiants des autres institutions, tandis que la rentrée scolaire débutera le 15 septembre.
Face à ces changements, des interrogations subsistent quant à la préparation du pays. Les services administratifs, souvent surchargés, seront-ils en mesure de répondre à une demande accrue ? Pour de nombreux citoyens, cette période de double séance représente une opportunité de surmonter les difficultés rencontrées lors de la séance unique, où le temps limité rendait les démarches administratives compliquées.
En outre, la quasi-totalité des employés et fonctionnaires sera de retour après les congés d’été, ce qui pourrait permettre une amélioration des services. D’ici au 30 juin, il sera crucial de déployer des efforts importants pour satisfaire des demandes citoyennes de plus en plus pressantes. La mobilisation de millions de personnes durant ces dix mois est un événement marquant, souvent sous-estimé.
En effet, près de 700 000 fonctionnaires et plus d’un million d’employés du secteur privé seront concernés, sans oublier environ 2,5 millions d’élèves, dont 2 433 000 dans le secteur public, ainsi que 400 000 étudiants et jeunes en formation professionnelle. Ce vaste ensemble nécessite une préparation adéquate.
Cette rentrée est également l’occasion de tourner la page sur les crises et pénuries qui ont marqué l’été, comme les coupures d’eau et d’électricité.
Les préoccupations majeures se concentrent sur le transport. Les Tunisiens espèrent une normalisation rapide de la situation afin de se concentrer sur des enjeux plus importants. Malgré les annonces de préparation pour cette saison administrative, des doutes persistent, notamment concernant les moyens de transport.
Les sociétés de transport régionales et l’opérateur du Grand-Tunis ont élaboré des plans pour faire face à la demande croissante. Des réunions ont eu lieu dans les gouvernorats pour anticiper les besoins et minimiser les désagréments. Cependant, la capacité à fournir un service de transport adéquat reste incertaine, surtout en raison des pannes récurrentes dans les trains et métros.
Les responsables assurent que des efforts sont faits en matière de maintenance, mais la réalité vécue par les usagers est souvent différente. Les utilisateurs souhaitent que les promesses soient tenues, notamment en ce qui concerne l’augmentation du nombre de bus et le recrutement de nouveaux personnels.
La Transtu, par exemple, peine à répondre à la demande, et les usagers en subissent les conséquences. Pendant l’été, l’offre a été limitée, en partie à cause d’un manque de personnel. De plus, des problèmes mécaniques, en particulier sur les métros, sont fréquents, aggravés par l’absence de renforts en bus pour compenser les pannes.
Les conditions de transport, notamment dans les métros sans climatisation, suscitent des plaintes récurrentes. Bien que des améliorations aient été apportées sur certaines lignes, la situation reste préoccupante, surtout pour les rames hermétiques qui ne permettent pas une circulation d’air adéquate.
Il est impératif que les opérateurs de transport honorent leurs engagements en matière de service, en augmentant le nombre de véhicules et en répondant aux attentes des usagers. Face à ces défis, des mesures exceptionnelles s’avèrent nécessaires pour garantir un service efficace et répondre aux besoins croissants de la population.
