Tchad : 24 morts lors de l’attaque d’une base militaire par Boko Haram
Une attaque survenue lundi soir sur la base militaire de Barka Tolorom, sur la rive tchadienne du lac Tchad, a fait au moins 24 morts dans les rangs de l’armée et plusieurs blessés. En octobre 2024, une attaque meurtrière de Boko Haram contre une base militaire du bassin du lac Tchad avait fait une quarantaine de morts dans les rangs tchadiens.
Une attaque survenue lundi soir sur la base militaire de Barka Tolorom, située sur la rive tchadienne du lac Tchad, a entraîné la mort d’au moins 24 soldats de l’armée et fait plusieurs blessés, selon des sources concordantes rapportées par l’AFP. Un responsable militaire a déclaré à l’AFP que « l’attaque a fait 25 morts et 46 blessés du côté de l’armée tchadienne », attribuant l’incident au groupe djihadiste Boko Haram.
« La situation est maîtrisée et sous contrôle », a assuré un responsable administratif de la région, confirmant l’attaque des djihadistes et déplorant un bilan de « 24 morts et plusieurs blessés ».
Les soldats tchadiens sont souvent la cible de Boko Haram dans la région du lac Tchad, une vaste étendue d’eau marécageuse, parsemée d’îlots, située entre le Nigeria, le Cameroun, le Niger et le Tchad. Depuis 2009, cette région est devenue un bastion djihadiste abritant des combattants de Boko Haram ainsi que ceux du groupe État islamique en Afrique de l’Ouest (Iswap).
Ces derniers mois, une intensification des attaques de JAS, une des factions de Boko Haram, a été observée, avec des enlèvements et des attaques contre des postes avancés des forces de sécurité, particulièrement sur la rive nigérienne du lac et dans les zones insulaires. En octobre 2024, une attaque meurtrière contre une base militaire dans le bassin du lac Tchad avait causé la mort d’une quarantaine de soldats tchadiens. En réponse, le président Déby avait lancé l’opération Haskanite pour « anéantir la capacité de nuisance de Boko Haram ». L’armée tchadienne a terminé sa contre-offensive en février 2025, affirmant que le groupe djihadiste n’avait « plus aucun sanctuaire sur le territoire tchadien ».

