
SpaceX et Blue Origin annulent leur participation au Sommet spatial de Paris… Un ordre de Trump ?
Quatre entreprises américaines du secteur spatial ont décidé de ne pas participer au Sommet spatial international de Paris, prévu les 9 et 10 septembre, une décision qui pourrait avoir des répercussions sur les relations entre la France et les États-Unis. Parmi les absents figurent des géants de l’industrie, tels que Blue Origin, fondée par Jeff Bezos, et SpaceX, dirigée par Elon Musk. Les start-up Stoke Space et Starcloud complètent cette liste.
Le ministère français de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Espace a exprimé ses préoccupations, soulignant que ces annulations pourraient être liées à des pressions exercées par la Maison-Blanche, comme l’ont rapporté plusieurs médias américains récemment.
Des allégations circulent selon lesquelles des représentants de l’administration américaine auraient incité les entreprises à boycotter l’événement parisien. Un article de Politico mentionne un échange téléphonique entre des membres de l’administration et des sociétés, dont SpaceX, où il aurait été suggéré que leur présence au sommet pourrait être perçue comme un soutien à certaines positions politiques de l’Union européenne.
Les sources anonymes citées par Politico indiquent qu’un responsable de la Maison-Blanche aurait critiqué la France pour son manque de coordination avec les États-Unis, tout en évoquant des accusations de « pratiques anticoncurrentielles » et une organisation du sommet qui ne tiendrait pas suffisamment compte des intérêts américains.
Malgré ces tensions, le ministère français a réaffirmé son engagement à maintenir la coopération avec les acteurs du secteur spatial américain, tout en déplorant que des « revirements stratégiques » et des « pressions politiques » rendent parfois les échanges plus complexes. Pour l’heure, Blue Origin et SpaceX n’ont pas réagi à ces accusations. Un représentant du Bureau de la politique scientifique et technologique de la Maison-Blanche a, quant à lui, assuré que l’administration continuait de collaborer avec ses alliés dans le domaine spatial, en attendant des discussions sur des missions scientifiques et l’exploration de l’espace.
