Royaume-Uni : Lancement des robotaxis Uber et Wayve à Londres cet été
Wayve, associée à Uber, se dit prête à lancer son service de conduite autonome à Londres cet été, mais attend encore plusieurs autorisations. Fondée en 2017, la start-up a annoncé en février une levée de fonds la valorisant à 8,6 milliards de dollars (7,3 milliards d’euros) et vise un déploiement à Tokyo avec Uber et Nissan.
Des robotaxis à Londres dès cet été ? La start-up britannique Wayve, en collaboration avec Uber, se dit prête à introduire son service de conduite autonome auprès du grand public. « Nous sommes prêts, nous attendons simplement quelques dernières autorisations », déclare Kaity Fischer, vice-présidente de Wayve. Le calendrier est désormais tributaire des autorités et du cadre réglementaire britannique.
En pratique, les utilisateurs peuvent déjà manifester leur intérêt directement via l’application Uber. Ils pourraient bientôt se voir proposer « un trajet autonome Wayve, sans coût supplémentaire », précise l’entreprise. Si les autorisations sont accordées, ce service serait une première, devenant le premier service de robotaxis accessible au public à Londres et même en Europe. Wayve entraîne ses véhicules sur les routes londoniennes depuis 2018 et affirme avoir élargi ses essais à plus de 500 villes.
D’autres entreprises se positionnent également, comme Waymo, appartenant à la maison mère de Google, Alphabet, ou encore le chinois Baidu en collaboration avec la plateforme Lyft. Les taxis autonomes existent déjà dans d’autres régions, notamment aux États-Unis et en Chine, mais leur arrivée à Londres représenterait une nouvelle avancée dans le déploiement commercial de cette technologie en Europe.
Comment cela va-t-il fonctionner concrètement ?
Au début, le dispositif sera strictement encadré. Les trajets seront effectués dans une Ford Mustang Mach-E électrique, équipée de caméras panoramiques et de radars. De plus, un « opérateur agréé » sera présent à bord pour superviser. Wayve adopte une approche prudente. « Nous commençons avec un nombre limité de véhicules. Nous augmenterons progressivement la flotte à mesure que la technologie mûrit », précise Kaity Fischer. L’objectif final : supprimer totalement la présence d’un conducteur.
Fondée en 2017, la start-up adopte une méthode différente. « Notre système de conduite repose sur l’apprentissage » et n’exige pas « de cartes haute définition », ce qui la distingue de certains concurrents. « Nous pouvons le déployer sur n’importe quel véhicule et dans de nouvelles villes », ajoute Kaity Fischer. Wayve projette déjà un déploiement à Tokyo avec Uber et Nissan, puis dans une dizaine d’autres villes. En février, Wayve avait annoncé une nouvelle levée de fonds auprès d’investisseurs tels qu’Uber, Microsoft ou Nvidia, la valorisant à 8,6 milliards de dollars (7,3 milliards d’euros).

