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Quatre ans après l’assassinat d’Aramburu, justice toujours attendue pour le rugby argentin

Le procès tant attendu concernant l’assassinat de Federico Martin Aramburu s’ouvre ce lundi à Paris, attirant l’attention des passionnés de rugby en Argentine. Quatre ans après cet acte tragique, les membres de l’équipe nationale, les Pumas, ainsi que leurs fervents supporters, espèrent enfin obtenir justice pour un événement qui reste difficile à comprendre.

Lors de leur échauffement avant le match contre l’Australie, qui s’est tenu samedi à Mendoza, les joueurs argentins ont arboré un tee-shirt noir portant l’inscription « Justicia por Fede » ainsi que le numéro 13, en hommage à l’ancien centre de l’équipe, qui avait cumulé 22 sélections. Federico Martin Aramburu a perdu la vie à Paris en 2022, abattu à la suite d’une altercation futile par un ancien militaire d’extrême droite. Ce souvenir est régulièrement ravivé lors des matchs du championnat URBA à Buenos Aires, en particulier au sein du Club Atletico San Isidro (CASI), où Aramburu a fait ses débuts.

Oscar Murgier, entraîneur du CASI et proche de Martin Aramburu, a partagé son ressenti avec l’AFP : « Samedi était un jour pour faire la gueule. C’est une demande de justice que nous prenons très au sérieux. » Murgier, qui a joué aux côtés de Fede depuis son enfance, a exprimé son inquiétude face à l’approche du procès, dont le verdict est prévu pour le 25 septembre. « On aborde un mois très dur, confie-t-il. L’idée de ce qui va se passer au procès nous donne un nœud à l’estomac. Au-delà de tout, Fede ne reviendra pas, rien ne pourra le ramener. Mais nous espérons qu’il y aura justice. »

Bien que Murgier soit préoccupé par les « tarés » qui seront jugés, il refuse de spéculer sur les attentes concernant les peines qui pourraient être prononcées. De son côté, la Fédération argentine de rugby (UAR) a publié un communiqué affirmant son soutien à la quête de justice pour Martin Aramburu.