
Mali : La junte libère un agent du renseignement français après un an de prison
Un agent de renseignement français, détenu au Mali depuis un an, a bénéficié d’une grâce accordée par la junte militaire, une nouvelle annoncée jeudi dernier. Cette décision a été accueillie avec un grand soulagement par le ministère français des Affaires étrangères, qui a exprimé sa « très grande satisfaction » face à cette issue.
L’agent en question était officiellement rattaché à l’ambassade de France à Bamako. Dans un communiqué, le ministère a souligné que « le retour de notre compatriote en France, auprès de ses proches, est un soulagement pour le ministère de l’Europe et des Affaires étrangères comme pour l’ensemble de ses collègues ».
Parallèlement à cette annonce, le groupe chrétien pour lequel travaillait le missionnaire américain Kevin Rideout a fait savoir qu’il avait été libéré après plus de neuf mois de captivité. Enlevé en octobre dernier devant son domicile à Niamey, il avait été kidnappé à proximité du palais présidentiel, dans un quartier où se trouvent de nombreuses organisations internationales, selon le collectif de journalistes Wamaps.
Agé de 50 ans, Kevin Rideout était missionnaire au Niger depuis dix-neuf ans et exerçait également en tant que pilote pour SIM International. La libération de cet Américain avait été une priorité pour l’administration de Donald Trump, dans le cadre de sa stratégie vis-à-vis des pays du Sahel.
La situation au Niger, où une junte militaire est au pouvoir depuis trois ans, est marquée par des violences djihadistes et des enlèvements d’Occidentaux. Suite à l’enlèvement de Rideout, le département d’État américain a élevé le niveau d’alerte pour les voyageurs, déconseillant formellement tout déplacement vers le pays en raison des menaces de terrorisme et d’enlèvement.
Il convient de rappeler que le Niger a déjà connu des cas d’enlèvements d’Américains, comme celui de Philip Walton en 2020, qui avait été libéré grâce à une opération des forces spéciales américaines. De même, Jeffery Woodke, un travailleur humanitaire, avait été enlevé en 2016 et a retrouvé sa liberté en 2023.
