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Inondations meurtrières au Népal : opérations de secours entravées par la montée des eaux

Au Népal, la situation est catastrophique après une crue dévastatrice qui a frappé la région ce mercredi, laissant plus de 3.000 personnes disparues. Les équipes de secours, mobilisées sans relâche, font face à un bilan tragique qui s’élève à au moins 797 morts. Les efforts de recherche sont entravés par des conditions météorologiques difficiles, notamment des pluies torrentielles et une montée des eaux, rendant les routes impraticables et compliquant les communications.

Les autorités népalaises ont exprimé leur inquiétude face à une possible aggravation de la situation, notamment en raison d’une augmentation du débit de la rivière Bhotekoshi dans le district de Rasuwa. Les sauveteurs tentent d’accéder à un tunnel de barrage hydroélectrique où une centaine d’ouvriers seraient piégés. Les recherches avaient été suspendues en raison de la montée des eaux, mais le gouvernement maintient l’espoir que certains d’entre eux soient encore en vie.

Du côté chinois, des secouristes opérant au Tibet ont dû être évacués vers un endroit sécurisé à cause de la formation d’un lac de barrage suite à un glissement de terrain. Un secouriste népalais, Kawan Koirala, a partagé son désespoir face à la situation : « Les gens veulent absolument retrouver leurs proches, morts ou vivants, mais on n’y arrive pas […] Regardez toute cette boue », a-t-il déclaré après une longue journée de travail.

Parmi les disparus, on dénombre de nombreux touristes, pèlerins se rendant au mont sacré Kailash, ainsi que des ouvriers étrangers et des habitants des villages touchés. Les familles, rassemblées au quartier général des secours à Bidur, voient leur espoir diminuer. Rishi Shrestha, à la recherche de son cousin, a déclaré : « Cela fait déjà plus de trois jours. Il y a 99 % de risques pour qu’il ne soit plus en vie ». Gokarna Kunwar, rentré d’Arabie saoudite, est également en quête de nouvelles concernant l’épouse de son patron, mais ses efforts demeurent vains.

Bien qu’il soit encore prématuré d’évaluer les dégâts avec précision, le ministre népalais des Affaires étrangères a déjà estimé le coût de la reconstruction à « plusieurs milliards de dollars » et a lancé un appel à l’aide internationale. Après l’Union européenne, les États-Unis ont annoncé un soutien humanitaire de 3,6 millions de dollars, incluant de l’aide alimentaire pour les sinistrés.

Les experts attribuent cette tragédie à l’effondrement d’un glacier, qui a transformé une rivière paisible en un torrent déchaîné. Simon Stiell, responsable de l’ONU Climat, a averti que le réchauffement climatique, causé par l’utilisation massive de combustibles fossiles, rend de telles catastrophes de plus en plus probables. Shisir Khanal, ministre des Affaires étrangères du Népal, a souligné que, bien que le pays n’émette qu’une infime part des gaz à effet de serre, il fait partie des principales victimes du changement climatique.