Immigration : Macron critique les hubs retour « ni efficaces », ni conformes à l’UE.
Emmanuel Macron a affirmé vendredi que la France ne mettrait pas en place de centres pour migrants en dehors des frontières de l’UE, jugeant qu’ils n’étaient ni efficaces ni conformes aux valeurs de l’Europe. Le Parlement européen a approuvé mercredi le règlement sur les retours de migrants déboutés du droit d’asile, une réforme qui inclut la possibilité pour les Etats membres de conclure des accords pour installer des centres de rétention hors des frontières de l’Union.
Le président français s’y oppose. Emmanuel Macron a déclaré vendredi que la France ne mettrait pas en place de centres pour migrants en dehors des frontières de l’Union européenne, affirmant qu’ils n’étaient ni efficaces, ni conformes aux valeurs européennes.
« Oui pour une politique qui lutte contre l’immigration illégale, qui nous rend plus efficaces et qui conduit à des retours […] Pour ce qui est de la France, non à des centres de retour ou des « hubs de retour » dans des pays tiers », a déclaré le président français à l’issue d’un sommet européen à Bruxelles. « Parce que je crois que ce n’est ni efficace ni conforme aux principes qui sont les nôtres », a-t-il ajouté. « Je n’ai jamais vu un centre de retour dans un pays tiers fonctionner », a-t-il insisté.
Concernant les ONG et la gauche, des critiques ont été émises sur la création de « zones de non-droit ». Le Parlement européen a approuvé mercredi un règlement sur les retours de migrants déboutés du droit d’asile, qui ouvre la possibilité aux États membres de conclure des accords pour installer des centres de rétention en dehors des frontières de l’Union.
Ces centres pour migrants en dehors du territoire de l’UE sont fortement soutenus par plusieurs pays européens comme le Danemark, l’Italie ou l’Autriche, qui estiment qu’ils pourraient faciliter les rapatriements et dissuader les candidats potentiels à l’émigration irrégulière. Les ONG et la gauche s’accordent à dénoncer le risque de créer des « zones de non-droit ».
Le président français a également précisé qu’il s’opposerait à ce que le budget européen soit utilisé pour construire ces centres de retour, comme cela a été suggéré durant les négociations en cours sur le futur budget pluriannuel européen (2028-2034).
« Cela doit relever des politiques de chaque État », a-t-il affirmé.
