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Guerre en Iran : Appel à la « vengeance » devant le cercueil d’Ali Khamenei

Ce samedi matin à Téhéran, une foule de fidèles appelle à la « vengeance » devant le cercueil d’Ali Khamenei, exposé pour un adieu public. Les autorités iraniennes disent attendre entre 15 et 20 millions de participants rien qu’à Téhéran pour cet hommage national qui se déroule sur six jours.


C’est un adieu particulièrement amer. Ce samedi matin à Téhéran, une foule de fidèles exige la « vengeance » devant le cercueil d’Ali Khamenei, présenté pour un dernier hommage public, incarnation de la République islamique. La télévision d’État iranienne a annoncé vers 6 heures locales (4h30 en France) le début des funérailles nationales du défunt guide suprême dans un vaste complexe comprenant une mosquée.

« Nous ne sommes pas là pour un enterrement mais pour une vengeance », proclame un admirateur devant des fidèles en larmes. Parmi la foule, beaucoup brandissent des drapeaux rouges portant l’inscription « Martyr » ou ceux jaunes du Hezbollah libanais, mouvement soutenu par Téhéran.

Ali Khamenei a été tué le 28 février à l’âge de 86 ans, lors du bombardement de sa résidence à Téhéran par des frappes israélo-américaines qui ont embrasé le Moyen-Orient. Des banderoles rouges réclament la « vengeance » et le slogan « #TuerTrump », à l’heure où les États-Unis célèbrent leur 250e anniversaire.

Deux rangées de drapeaux iraniens entourent le cercueil de Khamenei, exposé sous le dôme de la vaste Mosalla, bâtie pour les prières. Les murs du lieu sont ornés de grands portraits de l’ayatollah Khamenei, à différentes étapes de sa vie, notamment lorsqu’il accompagnait des soldats au front pendant la dévastatrice guerre contre l’Irak (1980-1988).

« Nous avons promis au guide suprême de rester avec lui jusqu’au bout. Tout ce monde est là pour lui » car il « s’est sacrifié pour nous », déclare Reza, un professeur d’université de 37 ans. Des chants religieux et patriotiques intensifient l’émotion, alors que des fidèles se recueillent à même le sol. Comme l’exige la tradition chiite, nombreux sont ceux qui se frappent la poitrine en signe de deuil.

Entre 15 et 20 millions de personnes sont attendues à Téhéran pour cet hommage national qui dure six jours, avec une escale en Irak voisin. Lundi, la dépouille d’Ali Khamenei parcourra les rues de Téhéran pour un dernier adieu, avant que le cortège funèbre ne se dirige vers la ville sainte de Qom le lendemain. Le défunt sera inhumé le 9 juillet dans la ville sainte de Machhad (nord-est de l’Iran), dont il était originaire.