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Guerre au Proche-Orient : Israël se retire du Liban après désarmement du Hezbollah

Israël ne retirera pas ses forces du sud du Liban tant que le Hezbollah ne sera pas désarmé, a déclaré David Mencer. Les discussions actuelles, entamées en avril à Washington, sont les premières depuis des décennies et doivent s’achever ce jeudi.


Israël a clairement affirmé qu’il n’envisageait aucun retrait de ses forces du sud du Liban tant que le Hezbollah ne sera pas désarmé, malgré les négociations en cours sous l’égide des États-Unis à Washington. Sur le terrain, les tensions demeurent, illustrées par une frappe de drone meurtrière jeudi, tandis que les discussions entrent dans une phase que les États-Unis jugent prometteuse.

La position d’Israël est sans ambiguïté. « Nous ne retirerons pas nos forces du sud du Liban tant que le Hezbollah restera une menace, ne sera pas désarmé et démilitarisé », a déclaré David Mencer. Le porte-parole du gouvernement met l’accent sur une priorité : la sécurité des habitants du nord d’Israël. Ce message est ferme, alors que des pourparlers historiques entre les deux pays sont relancés. « Notre responsabilité est envers nos citoyens du nord ainsi qu’envers l’ensemble d’Israël. Nous ne permettrons à aucune force terroriste de s’approcher de notre frontière », a ajouté David Mencer.

Les négociations, entamées en avril à Washington, représentent les premières de ce type depuis des décennies. La cinquième session est en cours et doit s’achever jeudi. Washington incite à un compromis entre les deux camps. Le secrétaire d’État américain, Marco Rubio, se montre optimiste. « Je pense que nous sommes très près d’obtenir un engagement d’intention de la part des deux pays », a-t-il déclaré. Cela constitue une avancée diplomatique, malgré un contexte toujours instable sur le terrain.

Le calme, cependant, reste fragile. Malgré un cessez-le-feu et une relative accalmie, une frappe de drone israélien a touché jeudi un véhicule dans le sud du Liban, faisant trois morts et un blessé, selon l’agence officielle libanaise.

Depuis début mars, Israël a lancé d’importantes frappes et déployé des troupes dans cette zone en réponse à des tirs du Hezbollah vers son territoire. Ce mouvement pro-iranien avait alors agi pour soutenir l’Iran, ciblé par une offensive israélo-américaine.

Dans ce cadre, Israël établit une ligne rouge. « Cela signifie que tout redéploiement des forces de Tsahal interviendra après – et non avant – la démilitarisation du sud du Liban et le désarmement du Hezbollah », a insisté David Mencer. En d’autres termes, il n’y aura pas de retrait sans garanties de sécurité, une exigence qui pourrait compliquer les discussions en cours.