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Guerre au Moyen-Orient : un Gardien de la révolution tué, bases américaines attaquées.

Après que trois navires ont été frappés dans le détroit d’Ormuz, le président américain Donald Trump a déclaré ce mercredi matin que le cessez-le-feu avec l’Iran était « terminé ». Les Gardiens de la révolution iraniens ont annoncé avoir frappé 85 installations sur des bases militaires américaines au Koweït et à Bahreïn.


Après que trois navires ont été attaqués ces dernières 24 heures dans le détroit d’Ormuz, des craintes grandissent concernant une reprise des hostilités entre les États-Unis et l’Iran, malgré un accord censé mettre fin à la guerre déclenchée le 28 février par l’offensive américano-israélienne contre Téhéran.

Ce mercredi matin, le président américain Donald Trump a déclaré à Ankara que le cessez-le-feu avec l’Iran était « terminé », accusant les Iraniens d’être des « menteurs » et qualifiant le pays de « malade ».

Le commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom) a, dans la nuit, annoncé le déclenchement d’une « série de frappes puissantes » en réponse aux « attaques iraniennes », considérées comme une « violation flagrante du cessez-le-feu » après les frappes sur trois navires en 24 heures dans le détroit. Le Qatar et l’Arabie saoudite ont attribué deux de ces attaques à l’Iran.

Les États-Unis ont également rétabli leurs sanctions économiques sur le pétrole iranien, affirmant ainsi répondre aux tirs sur des navires commerciaux dans le détroit d’Ormuz. Les frappes américaines ont entraîné la mort d’un membre de la marine des Gardiens de la révolution dans le sud-ouest du pays, selon l’agence de presse gouvernementale Irna. Ce dernier aurait été « touche par des éclats d’obus et est tombé en martyr alors qu’il affrontait des drones ennemis » à Mahshahr, port proche de l’Irak.

De leur côté, les Gardiens de la révolution iraniens ont annoncé ce mercredi avoir frappé 85 installations sur des bases militaires américaines au Koweït et à Bahreïn. L’état-major iranien a également averti que « tout soutien apporté à l’armée américaine agressive pour violer la souveraineté et le territoire de l’Iran islamique sera une cible légitime des forces armées ».

Bien que l’Iran semble être à l’origine des premières escarmouches, Donald Trump ne facilite pas la situation. Un responsable américain a déclaré, sous couvert d’anonymat, que « les agissements de l’Iran dans le détroit sont totalement inacceptables aux yeux des États-Unis et ne resteront pas impunis », après la diffusion d’un document du ministère des Finances interdisant « les nouvelles transactions » d’hydrocarbures iraniens à partir de mardi.

L’Arabie saoudite a condamné « le ciblage par la République islamique d’Iran du pétrolier saoudien Wedyan », ainsi que celui « du méthanier qatari Al-Rakayyat », qualifiant ces actes d’une « atteinte à la sécurité de la navigation internationale et à la sécurité des approvisionnements énergétiques mondiaux ».

La Chine a averti qu’une « reprise des hostilités » entre Washington et Téhéran n’est dans l’intérêt de personne. Mao Ning, porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, a déclaré que « les moyens militaires ne sauraient résoudre les problèmes fondamentaux » et a appelé à mettre en œuvre le mémorandum d’accord déjà signé, en privilégiant le dialogue et la négociation.

L’Union européenne a également exprimé ses préoccupations. La cheffe de la diplomatie de l’UE, Kaja Kallas, a déploré que les nouvelles frappes compliquent les négociations déjà « tendues » pour mettre fin à la guerre, les qualifiant « d’inacceptables ». Elle a ajouté que les chefs de la diplomatie des 27 pays de l’UE échangeraient avec leurs homologues du Golfe lundi sur la façon de « préserver la liberté de navigation » dans le détroit d’Ormuz et en mer Rouge.

Par ailleurs, le Qatar a convoqué le chargé d’affaires iranien pour « des explications sur l’attaque » contre son méthanier. Agissant en tant que médiateur dans les pourparlers entre l’Iran et les États-Unis, le Qatar a aussi condamné les frappes menées par l’Iran au Koweït et à Bahreïn en réponse aux attaques américaines sur son sol, appelant à la désescalade.