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Guerre au Moyen-Orient : tensions entre États-Unis et Iran sur Ormuz

Un accord entre les Etats-Unis et l’Iran a été annoncé dimanche pour mettre fin à la guerre entre les deux pays, mais la situation dans le détroit d’Ormuz reste floue. Selon le ministère iranien des Affaires étrangères, l’Iran gérerait désormais le détroit et facturerait des frais de service maritime aux navires transitant par Ormuz, sans imposer de péages.


Que va devenir la navigation dans le détroit d’Ormuz ? Alors qu’un cadre d’accord entre les États-Unis et l’Iran a été annoncé dimanche pour mettre fin à la guerre entre les deux pays, la situation de ce point stratégique reste encore incertaine.

Lundi, Donald Trump a déclaré sur son réseau Truth Social que des navires « commencent à sortir » du détroit d’Ormuz. Toutefois, ces départs restent rares, tempèrent plusieurs plateformes de suivi maritime. Mais sous quelles conditions ? En marge du G7 à Évian, où le président américain s’est rendu, Emmanuel Macron a insisté sur le fait qu’il ne devait « pas y avoir de péage » iranien pour le passage, en vertu du « droit international » et pour éviter une nouvelle augmentation des prix. Cependant, l’incertitude demeure à ce sujet.

Selon l’accord trouvé, le ministère iranien des Affaires étrangères a annoncé que l’Iran gérerait désormais le détroit et facturerait des frais de service maritime aux navires transitant par Ormuz, plutôt que d’imposer des péages. « Nous avons toujours soutenu que nous ne cherchions pas à percevoir de péages de transit, mais que des frais pour les services de navigation, la protection de l’environnement, l’assurance des navires et d’autres services nécessaires seraient facturés », a ainsi précisé le porte-parole de la diplomatie iranienne, Esmaïl Baghaï.

D’après l’agence iranienne Fars, cette clause relative à l’imposition de redevances pour les services maritimes a été ajoutée « dans les derniers instants des négociations ». « L’utilisation du terme « services maritimes » signifie que Washington a accepté que des frais soient versés à l’Iran », a ajouté l’agence, citant une « source informée ».

Interrogé sur le sujet par la chaîne CNBC, le vice-président JD Vance a lui affirmé que les États-Unis s’attendaient à ce que l’Iran n’applique pas de péage « à long terme ». « C’est le genre de chose que nous allons aborder dans ces négociations techniques », a-t-il indiqué.

Il a aussi déclaré : « Leur armée est détruite, le détroit d’Ormuz est ouvert, leur programme nucléaire a été détruit, et nous avons sur eux un incroyable levier économique ». L’accord-cadre est conçu comme un prélude à soixante jours de négociations, en particulier sur le programme nucléaire iranien.