
Guerre au Moyen-Orient : l’Iran attaque des bases américaines en Jordanie, Bahreïn et Koweït
L’armée américaine a mené lundi une nouvelle vague de bombardements massifs en Iran, affirmant avoir neutralisé des dizaines de cibles stratégiques pour briser le contrôle de Téhéran sur le détroit d’Ormuz. Selon les médias officiels iraniens, un premier bilan humain fait état d’au moins un mort et quatre blessés à Mahchahr, s’ajoutant à une autre victime recensée la veille sur l’île de Farur.
Le Moyen-Orient replonge dans le chaos. Lundi, l’armée américaine a exécuté une nouvelle série de bombardements massifs en Iran, affirmant avoir touché des dizaines de cibles stratégiques pour affaiblir la maîtrise de Téhéran sur le détroit d’Ormuz. En réaction immédiate, la République islamique a annoncé avoir visé plusieurs bases militaires américaines chez ses voisins arabes.
Cette escalade brutale, marquée par la décision de Téhéran de fermer à nouveau le détroit d’Ormuz, vitale pour le commerce mondial des hydrocarbures, a provoqué une surtension sur les marchés financiers. Dès lundi matin, les prix du pétrole ont grimpé, le baril de Brent augmentant de plus de 4 % pour atteindre 79,06 dollars, ravivant les inquiétudes des pires heures du conflit, durant lesquelles le brut avait franchi les 110 dollars.
L’opération aérienne américaine, lancée au milieu de la nuit, a duré un certain temps avant que le commandement central pour le Moyen-Orient (Centcom) n’annonce sa conclusion. Les frappes ont ciblé des infrastructures cruciales, comme des systèmes de défense aérienne, des radars côtiers, des sites de missiles et de drones, ainsi que des embarcations légères susceptibles de menacer le trafic maritime civil.
D’après les médias iraniens, les bombes américaines ont touché de vastes zones du sud et de l’ouest du pays, notamment la province du Khouzistan et les zones stratégiques de Bandar Abbas et de l’île de Qeshm. Un premier bilan fait état d’au moins un mort et quatre blessés à Mahchahr, ainsi qu’une autre victime sur l’île de Farur la veille.
Estimant que Washington venait de compromettre les récents efforts de paix, la diplomatie iranienne a condamné fermement cette agression avant de se tourner vers les armes. Les Gardiens de la Révolution ont revendiqué des tirs de missiles et de drones à l’encontre des bases aériennes de Prince Hassan en Jordanie, d’Ali al-Salem et d’Ahmad al-Jaber au Koweït, ainsi que d’un centre de commandement de drones américain à Bahreïn.
À Bahreïn, les sirènes d’alerte ont retenti à l’aube pour le deuxième jour consécutif, provoquant l’angoisse parmi la population, qui a été appelée à rejoindre les abris. Cette riposte fait suite à d’autres frappes dimanche, qui avaient déjà ciblé le territoire jordanien et les infrastructures frontalières et pétrolières au Koweït.
Pour Téhéran, les États-Unis portent l’entière responsabilité de ce retour à l’insécurité, ayant violé les termes d’un protocole d’accord signé le 17 juin, lequel avait permis l’établissement d’un corridor de navigation le long des côtes iraniennes pour apaiser la crise. Dimanche, le conseiller du guide suprême a annoncé la fin de cette trêve en déclarant le détroit fermé jusqu’à nouvel ordre, le qualifiant d’arme « plus importante que des dizaines de bombes atomiques ».
De son côté, l’armée américaine nie tout blocage et assure que la circulation maritime continue, affirmant que l’Iran ne contrôle pas les eaux du détroit. Washington justifie ses frappes par la nécessité de protéger les navires marchands, accusant Téhéran d’avoir attaqué un porte-conteneurs chypriote ce week-end, dont un membre de l’équipage est toujours porté disparu. Face à cette perspective de guerre totale, le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a exprimé son inquiétude et a appelé les deux puissances à faire preuve de la plus grande retenue.
