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Guerre au Moyen-Orient : Le gouvernement français va « s’assurer » de la chute des cours du pétrole

Lundi, Emmanuel Macron a indiqué que le gouvernement allait « s’assurer » que la chute de cours du pétrole attendue soit « bien répercutée à la pompe ». Au mois de mai, la consommation française de carburant a reculé de 12 % par rapport au mois de mai 2025, après une précédente baisse de 11 % en avril, selon des chiffres issus des Douanes françaises.


L’accord entre l’Iran et les États-Unis marque-t-il la fin de l’augmentation des prix des carburants en France ? Lundi, Emmanuel Macron a déclaré dans une interview à TF1 que le gouvernement allait « s’assurer » que la baisse des cours du pétrole soit « bien répercutée à la pompe ».

« C’est dans les semaines qui viennent qu’on aura un impact sur les cours », a indiqué le chef de l’État, ajoutant qu’une diminution rapide des marchés était attendue, mais qu’il faudrait « quelques semaines » pour que les chaînes logistiques reprennent leur cours normal, en marge du sommet du G7.

**« Péage » à Ormuz ?**

En mai, la consommation française de carburant a chuté de 12 % par rapport à mai 2025, après une baisse de 11 % en avril, selon les chiffres des Douanes françaises communiqués début juin par le ministre de l’Économie. À ce moment-là, le prix de l’essence SP95-E10, la plus consommée en France, atteignait 1,987 euro le litre en moyenne, soit 15,51 % de plus qu’au début de la guerre au Moyen-Orient. Le gazole, le carburant le plus acheté, coûtait quant à lui 2,039 euros le litre (+ 18,57 % depuis le 27 février), d’après un calcul de l’AFP effectué sur les prix fournis par plus de 7 000 stations à un site gouvernemental.

« Nous, on défend le droit international et on va tout faire en effet pour qu’il n’y ait pas de péage » dans le détroit d’Ormuz, a également déclaré Emmanuel Macron. Selon l’agence iranienne Fars, l’Iran aurait ajouté, à la dernière minute, une clause aux négociations avec les États-Unis, prévoyant l’imposition de redevances pour les services maritimes dans ce détroit stratégique.

« Nous avons toujours soutenu que nous ne cherchions pas à percevoir de péages de transit, mais que des frais pour les services de navigation, la protection de l’environnement, l’assurance des navires et d’autres services nécessaires seraient facturés », a précisé le porte-parole de la diplomatie iranienne, Esmaïl Baghaï, lors de son point presse hebdomadaire.