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Guerre au Moyen-Orient : le Congrès ne vote pas pour le conflit, Trump doit-il retirer les troupes ?

La Chambre américaine des représentants a adopté mercredi un texte ordonnant le retrait des troupes américaines dans la guerre contre l’Iran. Selon la Constitution américaine, seul le Congrès est habilité à déclarer la guerre.


La Chambre des représentants des États-Unis a voté mercredi en faveur d’un texte visant à ordonner le retrait des troupes américaines engagées dans la guerre contre l’Iran, une décision qui constitue un revers pour Donald Trump, qui a engagé les États-Unis dans ce conflit le 28 février.

Cependant, cette résolution a une portée essentiellement symbolique en raison du droit de veto du président américain. Le texte stipule que « le Congrès ordonne au président de retirer les forces armées des États-Unis des hostilités contre la République islamique d’Iran ». Son adoption, qui s’est faite avec le soutien de quatre élus républicains, illustre le mécontentement croissant aux États-Unis face à un conflit qui a provoqué une hausse des prix de l’énergie.

**Seul le Congrès est habilité à déclarer la guerre**

Une résolution similaire avait franchi une étape clé de la procédure au Sénat à la fin du mois de mai, et une adoption au Sénat pourrait se produire dès cette semaine. Si les deux chambres du Congrès l’adoptent après les échanges parlementaires, Donald Trump est susceptible de poser son veto pour contrer la promulgation du texte.

Pour surmonter ce veto présidentiel, un nouveau vote devrait alors être organisé dans les deux chambres, nécessitant une majorité des deux tiers, ce qui semble presque impossible vu la composition actuelle de la Chambre et du Sénat. Selon la Constitution américaine, seul le Congrès est compétent pour déclarer la guerre. Avec ces résolutions, les démocrates cherchent à réaffirmer l’autorité du pouvoir législatif sur ce sujet face au pouvoir exécutif représenté par Donald Trump.

Bien que la loi permette au président de déclencher des hostilités en réponse à une menace imminente, elle exige qu’il obtienne l’autorisation du Congrès dans un délai de 60 jours. Toutefois, début mai, Donald Trump a ignoré cette échéance en arguant que le conflit, qui avait débuté le 28 février avec des frappes américaines et israéliennes, était terminé en raison du cessez-le-feu en cours. Les démocrates contestent cet argument, affirmant que des forces américaines sont toujours présentes pour faire respecter un blocus des ports iraniens.

**Un cessez-le-feu fragilisé**

Face à la pression pour trouver une issue, Donald Trump a évoqué à plusieurs reprises ces derniers jours un accord imminent, sans qu’aucun résultat concret ne soit atteint, tandis que de nouveaux affrontements entre l’Iran et les États-Unis dans le Golfe mettent à mal le cessez-le-feu en vigueur depuis le 8 avril.

Donald Trump a déclaré vouloir « séparer » les discussions sur le Liban de celles concernant l’Iran, alors que Téhéran considère que les deux sujets sont liés. Un autre point de tension concerne le sort de l’uranium enrichi par l’Iran, que les États-Unis et Israël accusent de viser à obtenir des armes nucléaires, ce que Téhéran dément.