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Guerre au Moyen-Orient : Attaque des Houthis en mer Rouge, menaces de Téhéran.

Les deux diplomates français agressés à Téhéran sont rentrés mercredi à Paris, a annoncé ce jeudi le ministre des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot. « Ils sont entourés de tout le soutien nécessaire après cette agression extrêmement grave et préméditée », a déclaré le ministre français lors d’une interview sur la radio France Inter.

Les deux diplomates, « sous le choc », ne souhaitent pas retourner à Téhéran, a-t-il précisé. « Ils continueront d’exercer leur mission jusqu’à son terme, mais depuis Paris ». Leur tâche consistait notamment à « développer des programmes de soutien à la société civile iranienne, aux étudiants, aux artistes, pour leur permettre de venir en mobilité dans des universités ou dans des résidences d’artistes », a expliqué le ministre.

Les pays d’Asie du Sud-Est réunis aux Philippines appellent à la liberté de navigation et à un passage « sans entrave » du détroit d’Ormuz, selon un projet de communiqué consulté ce jeudi. Le texte de l’Association des nations de l’Asie du Sud-Est (Asean), dont les membres sont affectés par des pénuries de carburant, doit également appeler à la retenue entre les États-Unis et l’Iran, suite à la reprise des hostilités ayant des conséquences économiques en Asie.

Les Gardiens de la Révolution, l’armée idéologique de la République islamique d’Iran, ont affirmé ce jeudi avoir détruit en Jordanie un radar américain du système antimissile THAAD, en représailles aux frappes des États-Unis contre l’Iran. Dans un communiqué relayé par la télévision d’État, les Gardiens font également état de la destruction d’un système Patriot, conçu pour intercepter les projectiles balistiques, ainsi que de l’incendie d’un hangar présenté comme servant à la maintenance d’hélicoptères.

L’armée iranienne a affirmé ce jeudi avoir frappé, en représailles aux attaques américaines, plusieurs sites au Koweït présentés comme servant aux États-Unis. Dans un communiqué relayé par la télévision d’État, l’armée iranienne a indiqué avoir ciblé au moyen de drones « les dépôts de munitions et de logistique de l’armée américaine à camp Doha, les réservoirs de carburant de la base Ali al-Salem, ainsi que le dépôt de munitions du camp Arifjan », tous situés au Koweït.

Les Houthis pro-iraniens du Yémen ont revendiqué des frappes contre « deux pétroliers saoudiens » en mer Rouge, identifiés comme l’Encelia et le Layla, après avoir annoncé un blocus maritime sur l’Arabie saoudite. Peu après, Ryad a confirmé que l’Encelia, navire appartenant à une entreprise saoudienne, a été touché en mer Rouge. L’agence de sécurité maritime britannique UKMTO avait auparavant rapporté qu’un tanker avait été touché par un « projectile non identifié » dans la mer Rouge à 70 milles nautiques (environ 130 km) au large du port saoudien d’Al Shuqaiq.

Les Gardiens de la Révolution iraniens ont annoncé ce jeudi avoir stoppé trois pétroliers qui tentaient de franchir le détroit d’Ormuz, sans préciser à quel moment, dans un communiqué relayé par l’agence officielle iranienne Irna. « Mais après l’explosion et l’embrasement de l’un d’eux, les deux autres ont rapidement fait demi-tour et sont repartis », soulignent-ils.

Le Koweït a indiqué, dans la nuit de mercredi à jeudi, que ses systèmes de défense antiaérienne étaient mobilisés pour contrer des « drones hostiles ». Cette annonce intervient après plusieurs jours de frappes iraniennes visant le pays du Golfe. Dans un message publié sur X, l’armée koweïtienne a précisé que « les défenses antiaériennes du Koweït ont répondu à des menaces de drones hostiles », ajoutant que « toute explosion qui pourrait être entendue résulte de l’interception par les systèmes de défense antiaérienne » de projectiles « hostiles ».

Les tensions entre Washington et Téhéran continuent de monter. Mercredi, les autorités iraniennes ont assuré qu’elles répondraient à toute attaque américaine contre leur territoire, après les nouvelles menaces formulées par Donald Trump visant des infrastructures iraniennes en cas d’attaque d’un navire dans le détroit d’Ormuz. Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a réaffirmé la position de son pays sur X : « Notre doctrine de défense est claire : œil pour œil. Toute agression contre l’Iran, y compris contre nos infrastructures, entraînera une riposte puissante. » De leur côté, les forces armées iraniennes ont averti que les mises en garde répétées de Washington « n’auraient d’autres conséquences que l’extension de la guerre dans la région, voire au-delà ».

Les menaces de Donald Trump de bombarder le mont Kolang ont remis en lumière cette montagne du centre de l’Iran, soupçonnée d’abriter un complexe nucléaire souterrain près du site de Natanz. Téhéran dément toute activité nucléaire sur place. Selon plusieurs experts, les installations, toujours en construction, seraient enfouies à plus de 100 mètres sous la montagne, ce qui les rendrait particulièrement difficiles à atteindre. Pour tout savoir sur ce site hautement stratégique, rendez-vous ici :

Comme tous les jours depuis le début du conflit, la rédaction de 20 Minutes vous apporte toutes les informations sur la situation au Moyen-Orient après la reprise des hostilités entre les États-Unis et l’Iran. Dans la nuit de mercredi à jeudi, l’armée américaine a de nouveau effectué des frappes sur le territoire iranien, ciblant des installations militaires.