Belgique

Cancer en Belgique : 78.000 nouveaux diagnostics en 2024, un seuil inédit.

Cette progression dissimule néanmoins des disparités régionales, selon le registre belge du cancer. Le nombre de diagnostics a augmenté de 1,3 % en Flandre, atteignant 47.341 cas, et de 2,1 % en Wallonie, avec 25.661 cas. En revanche, une légère diminution a été observée à Bruxelles, où le nombre de cas est passé de 5728 à 5695, soit un recul de 0,6 %.

Les hommes sont toujours plus touchés que les femmes, représentant 54,3 % des nouveaux diagnostics, contre 45,7 % pour les femmes. Cependant, cet écart tend à se réduire progressivement.

Cancers les plus fréquents

Le trio de tête des cancers les plus fréquents demeure inchangé.

Chez les hommes, le cancer de la prostate est en tête, suivi des cancers du poumon et du côlon-rectum. Pour les femmes, le cancer du sein reste de loin le plus diagnostiqué, suivi du cancer du poumon et du cancer colorectal. « Fait marquant : après plusieurs années de hausse (à l’exception de 2020), le risque de développer un cancer de la prostate semble se stabiliser depuis 2023 et même légèrement diminuer », souligne la fondation. Les estimations pour 2025 prévoient toutefois une nouvelle augmentation limitée.

Le risque de cancer du sein reste globalement stable, mais évolue différemment selon l’âge. Il diminue chez les femmes de 50 à 69 ans, qui constituent le groupe cible du programme de dépistage organisé, mais augmente chez les femmes de 70 ans et plus.

Les tendances divergent également pour le cancer du poumon. Son incidence continue de reculer chez les hommes, tandis que le nombre de diagnostics augmente chez les femmes. Les chances de survie s’améliorent cependant pour les deux sexes, indique le Registre.

Le cancer du pancréas, dont le pronostic reste généralement défavorable, continue de progresser tant chez les hommes que chez les femmes.

Les cancers du foie et du testicule, les cancers cutanés non-mélanomes ainsi que les tumeurs du système nerveux central sont également en augmentation.

À l’inverse, le risque diminue pour plusieurs autres types de cancer, notamment celui de l’estomac chez les hommes et les femmes, ceux de l’utérus et de l’ovaire chez les femmes, ainsi que celui de la vessie chez les hommes.

Créé en 2005, le Registre belge du cancer compile les données relatives aux diagnostics depuis 1999 en Flandre et depuis 2004 dans l’ensemble du pays. Ces données sont utilisées pour orienter les politiques de santé, les programmes de dépistage et la recherche scientifique.