
Espagne : Un homme en arrêt maladie pour anxiété surpris à travailler dans un bar
Un salarié en arrêt maladie pour anxiété a récemment été au cœur d’une affaire judiciaire après avoir été surpris en train de travailler dans le bar de sa compagne. Ce fait s’est produit en Espagne, et a conduit son employeur à envisager un licenciement pour faute. Cependant, cette décision a été contestée et invalidée par la justice.
En juillet 2022, cet homme avait obtenu un arrêt maladie en raison de son état de santé. Son entreprise, après l’avoir employé pendant dix-sept ans, a décidé de faire appel à un détective privé pour surveiller ses activités. Ce dernier a observé le salarié à plusieurs reprises, le voyant travailler dans le bar de sa compagne à six occasions durant les mois d’avril et mai 2023, selon les informations rapportées par le site Noticias trabajo. Le licenciement a été justifié par une rupture de la bonne foi contractuelle et un abus de confiance.
Néanmoins, le salarié a contesté son licenciement et a réussi à obtenir gain de cause devant le tribunal social d’Ávila, ainsi qu’à la Haute Cour de justice de Castille-et-León. Il a été établi que le détective n’avait suivi le salarié que pendant six jours, et uniquement durant l’après-midi. Des témoins ont attesté qu’il ne travaillait que 45 minutes par jour, se limitant à porter des sacs.
La Haute Cour a même souligné que cette aide occasionnelle pouvait être considérée comme « bénéfique » pour un salarié souffrant d’anxiété. En revanche, les exigences de son emploi précédent étaient jugées trop intenses, tant sur le plan physique que mental, avec des horaires allant du matin au soir et des responsabilités de gestion directe. Ces conditions étaient incompatibles avec son état de santé et justifiaient son arrêt maladie. En conséquence, l’entreprise a été contrainte de réintégrer le salarié ou de lui verser une indemnité dépassant 46 000 euros.
