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Cuba : Panne généralisée d’électricité, l’île est totalement dans le noir

Cuba fait face à une nouvelle crise énergétique. Depuis la nuit de dimanche à lundi, l’île est plongée dans l’obscurité en raison d’une panne de courant généralisée, comme l’ont confirmé les autorités locales. Ce nouvel incident vient s’ajouter à une série de coupures qui affectent régulièrement le pays, conséquence directe d’une infrastructure vieillissante et d’une pénurie de carburant.

Le réseau électrique cubain repose sur sept centrales thermoélectriques, dont l’âge dépasse les quarante ans, et qui souffrent de divers niveaux de dégradation. La situation économique déjà précaire de l’île s’est aggravée ces derniers mois, avec des coupures de courant de plus en plus fréquentes depuis janvier. Cette crise est exacerbée par le blocus pétrolier imposé par Washington, qui complique l’approvisionnement en diesel, essentiel au fonctionnement des générateurs et des centrales.

Le week-end dernier, l’ouest de Cuba avait déjà connu une panne similaire, mais le courant avait été rétabli le dimanche. Cependant, la compagnie d’État Union Electrica (UNE) a annoncé sur les réseaux sociaux une « déconnexion totale » du système électrique national, touchant l’ensemble du pays, y compris la capitale, La Havane. Le ministère de l’Énergie et des Mines a tenté de rassurer la population en affirmant que tous les protocoles nécessaires pour rétablir l’électricité avaient été activés.

Cette panne constitue la sixième déconnexion généralisée de l’année, dont trois se sont produites en juillet, et la onzième à grande échelle depuis la fin de 2024. Les coupures de courant à La Havane ont parfois duré plus de 30 heures consécutives, tandis que dans d’autres régions, elles peuvent s’étendre sur plusieurs jours. Les autorités cubaines pointent du doigt les États-Unis comme responsables de cette crise énergétique, tandis que Washington attribue la situation à une gestion économique défaillante. À noter qu’en mars, un seul pétrolier russe transportant 100 000 tonnes de pétrole brut a été autorisé à entrer dans le pays depuis le début de l’année.