Allemagne : Procès d’un réseau de violeurs chinois, écho à l’affaire Mazan
Le procès de Shao Zhiting, un doctorant chinois en médecine, se déroule à Berlin et met en lumière un réseau de viols sous soumission chimique actif entre 2020 et 2024 en Allemagne et aux États-Unis, selon Courrier International. Zhang Dapeng, considéré comme le chef du réseau, a été condamné à quatorze ans de prison le 7 février 2026.
À Berlin, le procès de Shao Zhiting, un doctorant chinois en médecine, met en lumière un vaste réseau de viols sous soumission chimique actif entre 2020 et 2024 en Allemagne et aux États-Unis, selon un article publié jeudi par *Courrier International*. D’après les enquêteurs, cet étudiant aurait utilisé ses connaissances médicales pour aider d’autres membres du groupe, en leur conseillant les substances à utiliser et les doses nécessaires pour neutraliser les victimes.
L’affaire a été révélée en 2024 après plusieurs plaintes déposées à Francfort. Les enquêtes ont conduit à l’arrestation de Zhang Dapeng, considéré comme le leader du réseau. L’analyse de ses dispositifs électroniques a permis de découvrir près de 170 000 photos et vidéos, révélant une organisation dont les membres ciblaient principalement des femmes chinoises sur les réseaux sociaux comme WeChat avant de les attirer à de faux rendez-vous, de les droguer, de les violer et de partager les images dans des groupes privés sur Telegram.
De nombreux suspects identifiés et arrêtés
En raison de son utilisation de la soumission chimique et de l’existence d’un cercle d’agresseurs échappant des conseils et du contenu sur les victimes, cette affaire a souvent été mise en parallèle avec celle de Mazan en France. Les investigations ont mis en lumière des ramifications à Francfort, Berlin, Munich et Los Angeles, où plusieurs suspects ont été identifiés ou arrêtés.
Comme le souligne encore *Courrier International*, plusieurs membres du réseau ont déjà été condamnés, y compris Zhang Dapeng, qui a été condamné à quatorze ans de prison le 7 février 2026. L’affaire suscite également des interrogations sur le rôle de milliers d’utilisateurs présents dans des groupes Telegram où circulaient des images, vidéos et discussions liées aux agressions sexuelles.

