
Italie : saisie de 60 tonnes d’huile d’olive tunisienne au port de Palerme
Les autorités italiennes ont annoncé la saisie de 60 280 kilogrammes d’huile d’olive provenant de Tunisie lors d’une opération de contrôle menée au port de Palerme. Un entrepreneur calabrais, destinataire de la marchandise, a été signalé à la justice italienne pour des faits présumés de fausses déclarations et de fraude alimentaire.
Les autorités italiennes ont annoncé avoir saisi 60 280 kilogrammes d’huile d’olive importée de Tunisie lors d’une opération de contrôle effectuée au port de Palerme. La cargaison, initialement déclarée comme huile d’olive vierge extra, a été jugée, après analyses, non conforme aux critères de cette catégorie, étant finalement classée comme huile d’olive vierge.
Cette opération a été menée de manière conjointe par l’Inspection centrale de la protection de la qualité et de la répression des fraudes des produits agroalimentaires (ICQRF), l’Agence italienne des douanes et monopoles ainsi que la Guardia di Finanza. Les contrôles ont révélé un défaut organoleptique dû à un rancissement, incompatible avec la classification « vierge extra ».
D’après les autorités italiennes, la cargaison provenait du port de Tunis et devait être livrée à un moulin à huile dans la province de Reggio Calabria. Les enquêteurs estiment qu’une telle distinction entre huile vierge extra et huile vierge aurait pu engendrer un avantage économique illégal d’environ 325 000 euros si le produit avait été commercialisé sous une catégorie supérieure.
Un entrepreneur de Calabre, destinataire de la marchandise, a été signalé à la justice italienne pour des faits présumés de fausses déclarations et de fraude alimentaire. Les poursuites concernent l’opérateur impliqué dans l’importation et la commercialisation prévue de la cargaison, et non l’ensemble de la filière oléicole tunisienne.
Cette affaire survient dans un contexte de renforcement des contrôles en Italie concernant la chaîne de commercialisation de l’huile d’olive, un secteur essentiel pour la protection des consommateurs et la lutte contre les pratiques frauduleuses. Le ministre italien de l’Agriculture, Francesco Lollobrigida, a salué cette opération, considérant que ces contrôles sont un outil indispensable pour garantir la transparence et la qualité des produits commercialisés.
