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Une sommité de l’exploration spatiale a commencé par laver des toilettes.

Claire Parfitt, une Britannique de 42 ans, dirige une équipe chargée de planifier la future exploration humaine et robotique de Mars au sein de l’Agence spatiale européenne (ESA). Elle a commencé sa carrière dans l’espace il y a 28 ans, ayant effectué un stage au musée du National Space Centre de Leicester à l’âge de 14 ans.


Claire Parfitt, une Britannique de 42 ans, a vécu un parcours remarquable. Actuellement, elle dirige une équipe dédiée à la planification de l’exploration humaine et robotique de Mars au sein de l’Agence spatiale européenne (ESA). Cependant, son premier contact avec le monde spatial remonte à 28 ans, comme le rapporte la BBC ce dimanche. Adolescente, elle avait effectué un stage au National Space Centre de Leicester, au Royaume-Uni.

Dès son plus jeune âge, Claire Parfitt a souhaité travailler dans le domaine des sciences spatiales, bénéficiant du soutien de ses enseignants en science. À 14 ans, elle espérait obtenir un stage à la NASA, mais sa candidature a été rejetée. En lieu et place, elle a rejoint le musée, qui sert à la fois de centre de recherche et de vulgarisation sur l’espace. À l’époque, l’établissement était dirigé par une femme, Alex Hall.

« Voir une femme à ce poste m’a vraiment aidée à me projeter dans ma propre carrière dans le secteur spatial », a déclaré Claire Parfitt. Pendant son stage, elle a aidé à déballer plusieurs objets d’exposition, dont une combinaison spatiale portée par Helen Sharman, la première Britannique à avoir voyagé dans l’espace. Elle a également participé au déballage et au nettoyage de toilettes spatiales. « C’était simplement une pièce inhabituelle servant à des missions spatiales, donc passionnante à mon sens », a-t-elle ajouté.

Avec du recul, elle considère que cette expérience a été déterminante dans sa carrière. « Je suis presque certaine que c’est ce qui m’a mise sur la voie de ma carrière spatiale actuelle », a-t-elle affirmé. Après son stage, elle a poursuivi des études en physique, obtenant un doctorat en systèmes d’alimentation électrique des engins spatiaux. Elle a ensuite travaillé dans l’industrie spatiale britannique avant de rejoindre en 2019 le Centre européen de recherche et de technologie spatiales (ESTEC) de l’ESA aux Pays-Bas.

Pour Claire Parfitt, sa carrière est un « rêve devenu réalité ». Elle a notamment été impliquée dans le projet du rover ExoMars Rosalind Franklin, qui explorera la surface de Mars, ainsi que dans la mission SMILE, qui examine comment la Terre réagit au vent solaire provenant du Soleil. En parallèle de ces activités, elle préside le Groupe de travail international sur l’exploration de Mars.