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Test du Leica Cine Compact 1 : projecteur 4K laser efficace

Leica a annoncé le lancement du vidéoprojecteur Cine Compact 1, disponible depuis le 18 juin 2026 au prix de 1645 euros. Ce modèle affiche une luminosité de 1700 lumens et prend en charge les principaux formats HDR, dont Dolby Vision, HDR10, HDR10+ et HLG.

Avec le Leica Cine Compact 1, la marque enrichit son offre dans le domaine du home cinéma. Après le modèle Cine 1, conçu pour projeter une image de 150 pouces à une distance très courte du mur ou d’un écran, et le Cine Play 1, un projecteur à focale classique, Leica lance ici un projecteur laser 4K plus compact, pouvant être placé sur une table et orienté vers un mur, un écran ou même un plafond, pour une utilisation temporaire ou un installation durable.

Doté d’une balancelle intégrée permettant une rotation à 360 degrés, le Cine Compact 1 concurrence des modèles moins chers comme le Hisense M2 Pro et le JMGO N3 4K, tout en se mesurant au Xgimi Horizon 20, qui revendique une luminosité supérieure à un prix similaire. En termes de taille et de luminosité, le Cine Compact 1 ne rivalise pas avec les ultra-compacts tels que le Samsung FreeStyle 2 ou le Xgimi MoGo 4 Pro, qui sont beaucoup plus petits et moins lumineux.

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Leica annonce officiellement 1700 lumens, ce qui est prometteur et permet une utilisation dans une pièce bien éclairée. Sur le plan technique, ce projecteur utilise une puce DLP de 0,47 pouce et une source de lumière triple laser RVB directe pour fournir une image 4K simulée de 3840 x 2160 pixels, tout en prenant en charge les principaux formats HDR modernes tels que Dolby Vision, HDR10, HDR10+ et HLG.

Sa principale différence par rapport à la concurrence, au-delà de son esthétique raffinée, réside dans la technologie Leica Image Optimization (LIO), conçue pour maintenir une qualité d’image uniforme quel que soit le format ou la taille de projection, en cohérence avec les autres produits de la marque.

Enfin, le Cine Compact 1 se présente comme un système complet grâce à sa plateforme connectée Vidaa (en partenariat avec Hisense), sa compatibilité avec le Wi-Fi 6, le Bluetooth 5.4, AirPlay, et les applications de streaming intégrées. L’objectif est simple : fournir un projecteur suffisamment compact pour être facilement transporté, assez lumineux pour projeter de grandes images dans diverses conditions, et d’une qualité d’image assez élevée pour rivaliser avec des modèles plus lourds et moins mobiles destinés au salon.

Dans cette perspective, j’ai considéré le Leica Cine Compact 1 comme une solution hybride, capable de proposer des séances de cinéma sérieuses chez soi tout en s’adaptant à des usages plus libres et improvisés, afin de vérifier s’il trouve réellement sa place aux côtés des meilleurs projecteurs 4K compacts disponibles actuellement.

Leica Cine Compact 1Fiche technique

Modèle Leica Cine Compact 1
Type de focale Standard à focale courte
Définition de l’image 4K UHD
Technologie DLP
Luminosité (ISO) 1700 Lumens
Compatibilité HDR HDR10, HLG, Dolby Vision, HDR10+
Nombre de ports HDMI 1
ALLM Inconnu
Système d’exploitation VIDAA
Fiche produit

Conditions du test

Le vidéoprojecteur Leica Cine Compact 1 testé nous a été prêté par la marque. Il a été testé en association avec un écran Lumene Movie Palace UHD Platinum 300C. Les mesures ont été réalisées avec du matériel professionnel adapté et en face de l’écran afin de limiter les erreurs et de proposer des valeurs qui reflètent ce que le spectateur peut réellement voir. Ce protocole est identique pour tous les tests de vidéoprojecteurs afin de pouvoir les comparer.

Leica Cine Compact 1Design, un boîtier en aluminium très classe

Le Leica Cine Compact 1 présente une silhouette presque cubique : 209 x 226 x 193 mm pour un poids d’environ 4,4 kg. Son châssis métallique gris, ses surfaces légèrement texturées et sa façade en verre confèrent à l’ensemble un aspect premium, loin des mini-projecteurs en plastique courants sur le marché. Sur le dessus, la célèbre pastille rouge de Leica souligne discrètement la marque. Cet appareil s’intègre donc aisément dans un salon, qu’il soit posé sur une table basse ou une étagère, sans attirer l’attention de manière excessive.

Leica Cine Compact 1 // Source : Sylvain Pichot – Frandroid

La base gimbal intégrée est certainement l’atout principal en termes de design. Elle permet une rotation complète à 360 degrés sur l’axe vertical. On peut ainsi projeter non seulement sur un mur, mais aussi au plafond pour une séance allongée dans son lit, par exemple. Cette liberté d’orientation renforce le caractère nomade de l’appareil : il suffit de le poser sur une surface stable, d’ajuster la rotation, et l’angle est trouvé en quelques secondes.

Concernant la rotation, il n’y a pas de support pivotant en dessous mais un revêtement en caoutchouc qui maintient l’appareil en place sur une surface qui pourrait ne pas être parfaitement plane. Il faut donc le soulever pour le faire pivoter. Contrairement au Cine Play 1, qui possède une base vraiment pivotante.

Sous la base du Leica Cine Compact 1 // Source : Sylvain Pichot – Frandroid

La finition de la base est soignée, et le mouvement est fluide mais suffisamment ferme pour que l’appareil ne bouge pas, même lorsqu’on utilise la télécommande ou qu’on touche le boîtier.

À l’avant, on aperçoit l’objectif flanqué de quelques capteurs (pour la mise au point et la correction du trapèze, si nécessaire). La surface est en verre noir réfléchissant.

Leica Cine Compact 1 // Source : Sylvain Pichot – Frandroid

Sur les côtés et à l’arrière, l’appareil est parsemé de petits trous, assurant non seulement la dissimulation des haut-parleurs mais également le refroidissement du produit.

Leica Cine Compact 1 // Source : Sylvain Pichot – Frandroid

Ses lignes sont épurées, et son corps est en aluminium solide. Il ne présente pas d’éclairage tape-à-l’œil ni de formes alambiquées : c’est un objet conçu pour durer, fidèle à la tradition Leica. Comme ses concurrents, le projecteur est livré avec une mallette de transport rigide en polypropylène expansé entièrement recyclable, facilitant son transport et son rangement.

Leica Cine Compact 1 // Source : Sylvain Pichot – Frandroid

À l’intérieur, on peut ranger la télécommande ainsi que le câble d’alimentation (relativement long) avec son transformateur compact.

Leica Cine Compact 1 // Source : Sylvain Pichot – Frandroid

On ne se retrouve pas devant un pico-projecteur, mais bien un projecteur de salon, facilement déplaçable. L’impression générale est celle d’un objet dense, bien assemblé, avec des jonctions nettes, qui inspire confiance dès qu’on le manipule. Contrairement à ses concurrents compacts, souvent plastiques, le Leica se distingue clairement.

Leica Cine Compact 1Connectiques

La connectique est minimale, ce qui correspond à la vocation « portable » de l’appareil, mais cela peut désorienter les utilisateurs habitués aux projecteurs de salon mieux équipés. Le projecteur dispose d’une seule entrée HDMI 2.1 compatible eARC, destinée à la source principale : console, lecteur Blu-ray Ultra HD ou boîtier multimédia. Ce port prend en charge des signaux 4K jusqu’à 60 Hz, du 2K jusqu’à 120 Hz ou 240 Hz, ainsi que le retour audio vers une barre de son ou un amplificateur compatibles.

Leica Cine Compact 1 // Source : Sylvain Pichot – Frandroid

De plus, un port USB-A 3.0 permet de connecter une clé ou un disque dur pour lire directement des films, séries ou photos via le lecteur intégré à l’OS Vidaa. En revanche, il n’y a pas de port Ethernet RJ45, de sortie optique S/PDIF ni de sortie analogique : les amateurs de câblage prolongé pourraient être déçus. Leica mise ainsi sur le réseau sans fil et sur l’eARC pour le son externe. Cela a du sens pour un projecteur nomade, mais cela nécessite de prévoir l’aménagement des appareils dans la pièce.

Leica Cine Compact 1 // Source : Sylvain Pichot – Frandroid

En revanche, la connectivité sans fil est complète : Wi-Fi 6 (2,4 et 5 GHz), Bluetooth 5.4, compatibilité AirPlay, et même intégration à HomeKit selon les configurations. On peut diffuser facilement depuis un smartphone, une tablette ou un ordinateur, relier des enceintes Bluetooth si les haut-parleurs intégrés ne suffisent pas, et utiliser les applications de streaming sans avoir besoin de source HDMI. Les utilisateurs habitués aux téléviseurs connectés ne seront pas dépaysés, avec un câblage réduit à son strict minimum : l’alimentation, et éventuellement une barre de son en eARC.

La télécommande

La télécommande adopte un design ergonomique déjà rencontré sur d’autres appareils sous Vidaa. À la forme allongée et relativement fine, ses touches bien espacées permettent une prise en main immédiate et une navigation intuitive dans l’interface. En bas, des boutons dédiés à Netflix, Prime Video, Disney+ et YouTube permettent de lancer ces services directement, offrant un confort d’utilisation au quotidien.

Leica Cine Compact 1 // Source : Sylvain Pichot – Frandroid

D’autres boutons sont dédiés au volume, à la lecture, ainsi qu’à l’accès direct aux paramètres d’image et de son (P Mode et S mode). Il est donc possible de configurer l’appareil pendant la lecture sans avoir à plonger dans plusieurs niveaux de sous-menus. La liaison avec le projecteur se fait en Bluetooth, ce qui rend l’utilisation plus aisée, et un microphone intégré permet des commandes vocales grâce à Vidaa Voice, pour lancer une application ou rechercher un contenu par la voix.

Sa compacité facilite son rangement avec le projecteur, sans sacrifier la convivialité. Deux points sont cependant à noter : l’absence de rétroéclairage des touches, qui se fait sentir dans l’obscurité totale — mais cela est un défaut commun à presque toutes les télécommandes de ce type — et la position de la touche Retour, qui se trouve au-dessus de la roue directionnelle. Pour ceux habitués à la position classique en bas à gauche, un petit temps d’adaptation sera nécessaire. Dans l’ensemble, la télécommande est fidèle à l’esprit du produit : simple, directe, et capable de gérer les fonctions de base ainsi que des réglages plus avancés, sans complications inutiles.

Leica Cine Compact 1L’écran

Le Cine Compact 1 est fourni sans écran, offrant donc plus de flexibilité, mais pourrait inciter certains à se contenter d’un mur comme surface de projection, perdant ainsi les bénéfices d’une surface optimisée. Les prix des écrans variés vont d’environ 500 à 2700 euros selon la taille et le traitement optimisés pour la projection.

Leica Cine Compact 1Installation

L’installation est assez classique : à plusieurs mètres de distance selon la taille d’image désirée. Avec un rapport de projection optique de 1,0 à 1,3, l’appareil couvre des diagonales de 60 à 220 pouces, ce qui nécessite concrètement des distances de 1,5 à plus de 4 mètres pour les tailles les plus grandes.

En pratique, comptez environ 168 cm de diagonale pour un recul de 1,5 m. Si vous placez l’appareil à 2,2 m, vous obtiendrez une image de 100 pouces (2,54 m) en diagonale. Avec environ 3 m de recul, vous pourrez prétendre à une image de 3 m de base. Si nécessaire, le zoom Summicron permet d’adapter l’image à la profondeur de la pièce, sans compromettre la netteté. C’est l’un des grands atouts de cet appareil.

Leica Cine Compact 1 // Source : Sylvain Pichot – Frandroid

La base gimbal change la donne lors de l’installation. Plutôt que de devoir effectuer des corrections de trapèze ou de rotation numériques, il suffit de faire pivoter le projecteur pour aligner l’image sur la surface — qu’il s’agisse d’un mur blanc, d’un écran technique ou d’une toile tendue.

L’autofocus et la correction automatique du trapèze prennent le relais, détectant la position du projecteur grâce à un capteur et à une mesure de distance Time-of-Flight. Dans la plupart des cas, aucune intervention manuelle n’est nécessaire pour obtenir une image bien cadrée et nette.

Leica Cine Compact 1 // Source : Sylvain Pichot – Frandroid

Le Cine Compact 1 intègre également un système de protection oculaire, coupant instantanément le faisceau lorsque quelqu’un ou un animal passe devant. Pratique dans un salon ou une chambre où il y a de la circulation.

Leica Cine Compact 1 // Source : Sylvain Pichot – Frandroid

Pour affiner le cadrage, un système de redimensionnement intelligent ajuste la taille projetée sans déplacer le projecteur — précieux lorsque l’espace est limité. Bien entendu, si nécessaire, on peut également régler manuellement l’angle de trapèze et la mise au point pour obtenir une image parfaitement rectangulaire sur toute la surface, avec la possibilité de l’adapter à la couleur du mur.

Leica Cine Compact 1 // Source : Sylvain Pichot – Frandroid

La mise en place se fait en quelques secondes, que ce soit dans une pièce dédiée ou dans un coin improvisé. Il suffit de poser, d’orienter vers la surface, de laisser l’autofocus et le trapèze automatique faire leur travail, puis d’ajuster le zoom en fonction de l’espace disponible. Cette simplicité représente l’un des grands atouts du Cine Compact 1, conçu pour des soirées cinéma improvisées chez soi ou chez des amis.

Leica Cine Compact 1 // Source : Sylvain Pichot – Frandroid

Leica Cine Compact 1L’image en mode subjectif

Pour ce qui est de l’image, le Cine Compact 1 combine une puce DLP de 0,47 pouce Pico, un triple laser RVB direct et l’optique Summicron, offrant une définition 4K convaincante mais toujours simulée à partir d’une base 1080p. Les 3840 x 2160 pixels, soutenus par un flux de 1700 lumens en mode Ultra, constituent une base solide pour des projections de 60 à 220 pouces — à condition de ne pas dépasser la diagonale maximale annoncée.

À l’écran, la netteté est saisissante : textures fines, grain de film respecté, contours nets sans suraccentuation excessive. Le scintillement est contenu. Si cela ne vous convient pas, il est possible dans les paramètres d’activer une fonction pour le réduire encore. La netteté et la stabilité de l’image atteignent ici un niveau tout à fait satisfaisant.

Leica Cine Compact 1 // Source : Sylvain Pichot – Frandroid

Les différents modes d’image permettent d’adapter la projection à la nature des contenus et à la lumière ambiante. On retrouve les profils Standard, Dynamique, Cinéma, Jeu, ainsi qu’un mode Filmmaker qui privilégie un rendu plus neutre en réduisant les traitements automatiques.

Pour les contenus SDR de Netflix ou Disney+, l’image est globalement plaisante : bien que les couleurs soient trop saturées à la sortie d’usine (sans calibrage), elles restent relativement équilibrées. La dynamique est belle et les noirs sont assez profonds, permettant de rendre justice aux scènes sombres. Les détails dans les ombres sont préservés, et les hautes lumières évitent de perdre les nuances des nuages ou des reflets.

Leica Cine Compact 1 // Source : Sylvain Pichot – Frandroid

En HDR, particulièrement en Dolby Vision et HDR10+, le projecteur démontre sa maîtrise. Les dégradés de lumière restent subtils, les couleurs sont riches sans être excessivement saturées, et les contrastes préservent la lisibilité même dans les scènes les plus contrastées. Les séquences Dolby Vision des grandes plateformes prennent une dimension spectaculaire sur une large surface d’image, avec la retenue caractéristique de Leica.

Les images sont claires et lumineuses. L’appareil parvient à offrir un rendu très convaincant, même dans une pièce éclairée. Les meilleurs résultats, en termes de luminosité et de contraste, sont toutefois obtenus, comme toujours avec les vidéoprojecteurs, dans l’obscurité totale. En visionnant des contenus sur un Blu-ray Ultra HD, l’association du piqué et du traitement HDR incite rapidement à redécouvrir des classiques.

Leica Cine Compact 1 // Source : Sylvain Pichot – Frandroid

Pour ce test, j’ai alterné entre le streaming 4K, des fichiers locaux lus sur clé USB, des disques Blu-ray et des extraits de concerts, en jouant avec les modes d’image pour évaluer la polyvalence de l’appareil. Le projecteur fournit une image très cohérente, quel que soit le support, à la fois flatteuse et réaliste.

Comme mentionné plus haut et précisé dans la section des mesures, les réglages par défaut ne sont pas optimaux. Cela vaut également pour la concurrence, qui cherche souvent à proposer une image plus flatteuse que fidèle. Si vous êtes un puriste, il faudra donc investir un peu de temps dans les réglages pour en tirer le meilleur parti.

La compensation des mouvements

Le Cine Compact 1 est équipé d’une compensation des mouvements MEMC, qui fluidifie les panoramiques et les scènes d’action en ajoutant des images intermédiaires. Activable et réglable via les menus, cette technique s’avère généralement efficace. Dans les films d’action, les séries au rythme rapide et les retransmissions sportives, la fluidité est notable, avec des mouvements plus clairs et naturels sur une grande image.

Cependant, certains utilisateurs pourraient reprocher un effet « soap opera » lorsque le réglage est au maximum, ce qui est peu souhaitable dans des films avec une mise en scène plus élaborée. Plusieurs niveaux sont disponibles, jusqu’à désactiver complètement la fonction afin de retrouver un rendu plus cinématographique. Pour les contenus de qualité inférieure ou les flux compressés, le MEMC peut provoquer l’apparition de quelques artefacts, notamment dans les zones très texturées ou les arrière-plans chargés, mais cela reste modéré dans un usage domestique.

L’upscaling des contenus Full HD ou HD vers 4K est satisfaisant, avec une netteté suffisante mais sans excès, rendant les flux non natifs agréables à regarder. Les séries en 1080p, provenant de plateformes ou de Blu-ray, bénéficient du traitement sans perdre leur caractère, le projecteur évitant de durcir trop les contours et ainsi de générer un rendu artificiel. Grâce à un MEMC maîtrisé et un upscaling efficace, le Cine Compact 1 se montre très polyvalent pour les contenus quotidiens.

L’effet arc-en-ciel

Comme tout projecteur DLP, le Cine Compact 1 ne peut totalement échapper à l’effet arc-en-ciel — ces éclats colorés pouvant apparaître autour d’objets lumineux sur fond sombre lorsque l’on déplace rapidement les yeux. Cela dépend de la sensibilité de chacun. Cependant, bien que j’y sois sensible, je peux affirmer qu’ici, ce phénomène reste modéré : il peut être visible sur des sous-titres blancs ou des éléments graphiques fortement contrastés, mais rien de trop intrusif.

Leica Cine Compact 1Les mesures, sondes à l’appui

Leica annonce un contraste natif de 1500:1. Dans les faits, avec le mode Filmmaker, j’ai pu obtenir un taux de 880:1, ce qui est correct. Toujours avec les réglages par défaut, « en sortie de carton » et sans calibrage, j’ai mesuré une température de couleur moyenne de 7414 K. Cette valeur est bien trop élevée par rapport à la cible de 6500 K, avec une dérive chromatique assez marquée. Cela signifie que, par défaut, les images sont encore une fois trop froides comparativement à ce qu’elles devraient être. En revanche, le niveau de gamma est excellent, suivant parfaitement la courbe, bien que la valeur soit légèrement inférieure à l’idéal dans des conditions sombres : 2,15 pour 2,4.

Concernant la fidélité des couleurs, comme noté précédemment et observé à l’œil, un ajustement est nécessaire pour obtenir une qualité d’image moins flashy. J’ai mesuré un Delta E moyen de 6,28, largement au-dessus du seuil de 3, en-dessous duquel l’œil humain ne distingue plus la couleur demandée de celle affichée.

Leica Cine Compact 1 // Source : Sylvain Pichot – Frandroid

Le Cine Compact 1 est performant en termes de luminosité. En HDR, j’ai mesuré un pic de luminosité de 125 cd/m² (tenu compte du gain d’écran) pour une image de 100 pouces en diagonale, ce qui correspond à un peu moins de 1100 lumens.

C’est en deçà des promesses de la marque, mais visuellement, l’appareil peut être utilisé dans une pièce éclairée à distance raisonnable. À titre de comparaison, cela reste un peu inférieur aux 132 cd/m² notés pour le Hisense M2 Pro, bien que les deux soient équivalents en termes de luminosité pour une image de 3 m de base.

Leica Cine Compact 1 // Source : Sylvain Pichot – Frandroid

Contrairement aux téléviseurs, où la luminosité diminue sur une mire pleine par rapport à celle occupant 10 % de la surface, ici, les 125 cd/m² restent constants peu importe la taille de l’image.

Leica Cine Compact 1 // Source : Sylvain Pichot – Frandroid

Pour ce qui est de la couverture colorimétrique, le Cine Compact 1 bénéficie d’une source laser RGB, avec des mesures impressionnantes : 98,4 % pour le rec709, 99,85 % pour DCI-P3, et un excellent 98,07 % pour l’espace BT2020.

Leica Cine Compact 1 // Source : Sylvain Pichot – Frandroid

Leica Cine Compact 1Gaming, une bonne base

Avec son entrée HDMI 2.1 et un mode Jeu dédié, le Cine Compact 1 s’adresse aux joueurs souhaitant profiter de leur console de dernière génération sur une très grande image. La fiche technique annonce une latence inférieure à la moyenne. En pratique, j’ai pu mesurer un input lag de 34,4 ms avec le mode Jeu activé. Cela correspond à un peu plus de 2 images de retard entre le moment où l’on appuie sur le bouton de la manette et l’action à l’écran.

Dans les paramètres, il est toutefois possible d’optimiser davantage la machine avec le mode DLP Turbo, permettant d’atteindre un input lag de 17,7 ms, ce qui est bien plus satisfaisant, à condition de renoncer à la correction de trapèze. Dans ce cas, le vidéoprojecteur doit être placé parfaitement aligné.

Leica Cine Compact 1 // Source : Sylvain Pichot – Frandroid

En pratique, la réactivité est suffisante pour des jeux d’action, des FPS et des titres compétitifs occasionnels — les joueurs professionnels, quant à eux, continueront de privilégier des moniteurs spécialisés.

L’appareil supporte le 4K à 60 Hz et le 2K (1080p) à 120 ou 240 Hz, offrant ainsi des expériences fluides dans les résolutions inférieures. Sur les consoles actuelles, le 4K à 60 Hz reste la norme pour la majorité des titres, et le Cine Compact 1 gère cela sans difficulté, y compris en HDR.

Sur une large image, l’immersion d’un jeu en 4K HDR est impressionnante, avec des nuances de lumière et un niveau de détail bien présents, surtout sur des titres soignés. Certains contenus Dolby Vision bénéficient particulièrement des contrastes marqués et des couleurs riches du projecteur, même si la fréquence maximale reste à 60 Hz en 4K. En ce qui concerne la luminosité et la fidélité des couleurs, comme sur les téléviseurs Hisense intégrant le système Vidaa, il est possible de jouer en mode Filmmaker.

Latence d’affichage maîtrisée, traitement HDR efficace, image nette : cette combinaison rend le projecteur très attractif pour un usage régulier, que ce soit dans un salon ou dans une installation temporaire.

Leica Cine Compact 1Audio, une certaine puissance

Leica a équipé le Cine Compact 1 d’un système stéréo 2 x 10 W, compatible avec Dolby Digital, Dolby Digital Plus et DTS Virtual:X. Pour un projecteur compact, cette performance est honorable. Le son couvre sans souci une pièce de taille moyenne, les dialogues sont généralement clairs, et la scène sonore dépasse légèrement du boîtier. Dans les films et séries, les voix se démarquent nettement de la musique et des effets, offrant une écoute agréable sans avoir à ajuster constamment le volume.

Leica Cine Compact 1 // Source : Sylvain Pichot – Frandroid

Le grave est présent, mais limité par le format et la puissance des haut-parleurs. Les explosions, les basses profondes et les bandes-son richement chargées d’infragraves ne peuvent rivaliser avec un système équipé d’un véritable caisson. L’équilibre tonal reste d’une qualité correcte, avec des aigus que l’on peut écouter à un volume raisonnable, et une dynamique adéquate pour cette catégorie. Les traitements de spatialisation virtuelle, tel que DTS Virtual:X, apportent une certaine ampleur, sans créer un véritable champ sonore surround.

Leica Cine Compact 1 // Source : Sylvain Pichot – Frandroid

Pour une installation temporaire, le son intégré suffit pour fournir une expérience cinématographique cohérente, tant que l’on ne s’attend pas à une spatialisation profonde. Dans un salon permanent, en revanche, on sera rapidement tenté d’utiliser l’eARC pour connecter le projecteur à une barre de son ou à un système home cinéma plus performant, afin d’ajuster le niveau audio à celui de l’image. Ainsi, la partie sonore intégrée remplit correctement son rôle, dans les limites logiques imposées par le format compact.

Leica Cine Compact 1L’interface, un système très réactif

Le Cine Compact 1 fonctionne sous l’OS Vidaa, déjà bien éprouvé sur les téléviseurs Hisense et les projecteurs Leica Cine 1. L’environnement connecté est donc complet et familier dès le départ. À l’allumage, une page d’accueil s’organise autour des principales applications : Netflix, Prime Video, Disney+, YouTube, Apple TV et d’autres services varient selon les régions. La navigation se veut fluide, les icônes répondent immédiatement, et les temps de chargement restent très courts. Cela simplifie l’utilisation quotidienne, même pour ceux peu habitués aux systèmes d’exploitation des téléviseurs récents.

Leica Cine Compact 1 // Source : Sylvain Pichot – Frandroid

En dessous, diverses rangées de contenus s’adaptent aux usages et aux habitudes de visionnage. Vidaa affine progressivement ses recommandations — films, séries, documentaires. À gauche, on trouve des profils utilisateurs, la recherche, les notifications, les entrées du projecteur et les paramètres. La gestion des profils multiples est particulièrement utile en contexte familial : chacun peut conserver ses recommandations sans interférer avec celles des autres.

Leica Cine Compact 1 // Source : Sylvain Pichot – Frandroid

Le menu Paramètres se décline en plusieurs rubriques : image, écran, audio, connexion, système et assistance. Pour l’image, plusieurs modes préréglés sont proposés. Si besoin, on peut ajuster la luminosité, la netteté, le contraste et la température de couleur, ou activer le mode Jeu ou le traitement Leica Image Optimization, qui ajuste les réglages selon la taille et la position de l’image. La section écran regroupe la correction de trapèze, mise au point, redimensionnement intelligent et protection oculaire, tandis que la partie audio gère les profils sonores et le retour eARC.

Leica Cine Compact 1 // Source : Sylvain Pichot – Frandroid

Vidaa Voice permet également de lancer une application, de rechercher un contenu ou de régler certaines fonctions par voie vocale, et les mises à jour OTA enrichissent avec le temps les applications et les données système. Grâce au Wi-Fi 6, les flux 4K HDR via les applications de streaming fonctionnent sans problème, pourvu qu’une connexion correcte soit disponible.

Leica Cine Compact 1Consommation et la nuisance sonore

Le Cine Compact 1 consomme seulement 69 W avec une mire blanche en plein écran. C’est assez raisonnable. Lors de projections régulières, l’impact sur la facture énergétique reste comparable à celui d’un grand téléviseur récent, voire inférieur, surtout si l’on évite le mode le plus lumineux. L’extinction automatique peut être configurée, si nécessaire.

Côté bruit, Leica annonce un niveau inférieur à 29 dB(A), un chiffre qui se vérifie bien en mode éco. Même dans le mode Filmmaker recommandé pour un rendu optimal, le bruit reste très contenu, permettant d’apprécier une séance même en étant relativement près de l’appareil. Les ventilateurs de la source laser sont effectivement audibles dans une pièce très silencieuse, mais leur souffle se fond rapidement dans l’ambiance une fois le son d’un programme à volume normal.

Leica Cine Compact 1Date de sortie et prix

Le Cine Compact 1 est disponible depuis le 18 juin 2026 au prix de 1645 euros. Cela le place à un tarif supérieur au JMGO N3 4K, qui affiche une luminosité légèrement supérieure sur le papier, et au Hisense M2 Pro, qui est moins lumineux mais beaucoup plus abordable, fonctionnant selon un principe similaire avec un support inclinable. Le Horizon 20, fonctionnant sous Google TV, se trouve à un tarif assez similaire au modèle Leica, mais avec un pic de luminosité nettement plus élevé.