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Tesla clarifie les échanges entre Elon Musk et le ministre des Transports sur le FSD.

Suite à une visioconférence entre Philippe Tabarot et Elon Musk, Tesla a rapidement clarifié certains points auprès des médias. Contrairement à ce que certains ont pu comprendre, le FSD (Full Self-Driving) n’a pas reçu d’approbation, et les essais ne débutent pas aujourd’hui, mais se poursuivent depuis deux ans.

Le tweet du ministre des Transports, diffusé mercredi soir, a suscité de nombreuses réactions, y compris de notre part. En réponse, Tesla France a jugé nécessaire de fournir des précisions le lendemain. Ces éléments, bien qu’ils ne constituent pas une réaction officielle, apportent un éclairage sur les ambiguïtés laissées par le tweet ministériel.

Il est important de noter qu’aucune homologation n’a été accordée à ce jour. L’échange entre les deux hommes a porté sur la position de la France concernant la reconnaissance du FSD Supervisé, tant au niveau national qu’européen, avec un vote prévu au Comité technique des véhicules à moteur le 6 octobre.

Concernant les deux véhicules mentionnés par le ministre, il convient de préciser qu’ils ne sont pas destinés au ministère, mais à l’UTAC, l’organisme français chargé de l’homologation. Cet organisme effectuera pour la première fois des essais sur les routes françaises avec des voitures de série, et non des prototypes. Par ailleurs, Tesla teste le FSD en France depuis 2024, ayant déjà parcouru plus de 200 000 km et réalisé plus de 5 000 démonstrations avec des clients en tant que passagers depuis décembre 2025. Ce qui commence, c’est l’évaluation indépendante, et non les essais eux-mêmes.

Tesla met également en avant un aspect sémantique : aucun refus d’homologation n’a été enregistré en France. Le ministère aurait même déclaré à RTL qu’il n’a « jamais fermé la porte » au FSD. Bien que cela soit techniquement vrai, Philippe Tabarot n’ayant signé aucun document de refus, il avait néanmoins exprimé le 22 juillet que les garanties de sécurité n’étaient pas suffisantes pour autoriser le système « en l’état », évoquant des problèmes tels que les excès de vitesse et la surveillance de l’attention en milieu urbain.

On pourrait considérer cela comme une porte entrebâillée, mais pour les 260 000 Tesla compatibles en France, la situation reste inchangée : rien n’est activable et aucune date n’est avancée. Tesla rappelle que le FSD Supervisé est avant tout une aide à la conduite, le conducteur restant responsable à tout moment.

Enfin, le constructeur souligne un chiffre significatif pour le marché français : les Tesla compatibles parcourent quotidiennement 4,3 millions de km, et l’activation du FSD pourrait éviter jusqu’à 66 collisions par mois, selon des extrapolations basées sur les cinq pays européens où le système est déjà autorisé. Cette estimation repose sur un ratio de 4,1 fois moins d’accidents en conduite autonome qu’en conduite manuelle, selon les données recueillies par Tesla sur 100 millions de km, sans audit indépendant. Ce chiffre est à garder en tête pour le vote du 6 octobre, tout en étant conscient qu’il s’agit d’une projection commerciale.