High-tech

Qu’est-ce qu’un Prompt IA et comment le réaliser et maintenir ?

Le prompt est devenu le mot-clé de l’IA générative, mais il s’agit d’une série d’instructions rédigées par un humain. Selon vos commandes, il existe différents types de prompt qui peuvent offrir différents types de réponse comme du textuel, de l’image ou de l’audio.

Alors que l’IA prend une place de plus en plus importante dans notre quotidien, il est essentiel de comprendre et de définir son vocabulaire. Le « prompt » est devenu le terme clé de l’IA générative, mais que signifie-t-il exactement ? Voici notre dossier de définition pour découvrir ce qu’est un prompt et comment bien le rédiger.

Si vous avez déjà utilisé une IA, vous avez forcément déjà rédigé un prompt, consciemment ou non. Il s’agit d’une série d’instructions écrites par un humain. Cette phrase ou suite de mots servira de commande à l’IA générative que vous avez sollicitée ou au LLM installé sur votre PC.

Cette commande sera à la base de la réponse originale que vous fournira cette IA. Il est donc essentiel de lui donner dès le départ le maximum d’informations possible pour que la réponse correspond à vos attentes. Voici quelques conseils pour vous aider dans la rédaction de votre prompt.

Comment rédiger un bon prompt IA ?

Une IA générative exécute votre prompt. Il est donc probable que votre première tentative ne soit pas à la hauteur de vos attentes. Il est donc nécessaire de trouver un juste équilibre entre la précision de vos demandes et la liberté d’interprétation.

Avec un prompt suffisamment précis et clair, une IA générative saura répondre à vos demandes de manière répétée sans avoir à l’ajuster. Pour cela, il est nécessaire de contextualiser votre demande, d’expliciter votre objectif et de détailler vos besoins.

Avant de commencer à rédiger, prenez en compte plusieurs éléments. Premièrement, votre IA ne lit pas mot à mot, mais via un système de tokens. Comme mentionné dans notre dossier sur le fonctionnement des tokens, une suite de mots en français coûtera plus de tokens qu’en anglais.

Il est donc important d’être précis dans votre demande. Commencez par introduire votre prompt en lui assignant un rôle, ce qui lui fournira un cadre clair. Ensuite, établissez un contexte dans lequel l’IA pourra travailler.

La bonne pratique ? Se tenir à jour

Il est erroné de penser que le prompt est figé dans le temps. Il est possible de le maintenir et de l’actualiser de différentes manières, ce que l’on appelle un « AI loop » ou une boucle IA. Il existe plusieurs méthodes pour créer cette boucle.

L’outil Lyria de Google Gemini vous permet de choisir un modèle musical avant d’écrire votre prompt si vous le souhaitez. // Source : Capture d’écran Frandroid

Cela peut se faire par le biais d’une intervention humaine, où une personne dédiée nourrit l’IA avec des données supplémentaires. Une fois ces données recueillies, un humain s’assure de leur véracité et les corrige si nécessaire. Cette méthode, bien que fastidieuse, peut sembler un peu dépassée.

De plus, avec les dernières versions des LLM, l’IA teste désormais ses réponses et peut apporter des corrections si ces dernières ne sont pas satisfaisantes, un processus appelé AI Agent Loops.

Quels sont les différents types de prompt ?

Selon vos instructions, plusieurs types de prompt existent pour vos usages. L’IA peut vous répondre par du texte, de l’image ou de l’audio. En fonction de votre demande, votre LLM peut fournir différents types de réponses.

Le prompt direct, ou « zero-shot », est la forme la plus simple : vous demandez à votre IA de réaliser une tâche sans fournir d’exemple. Par exemple, une formule type : « Traduis ce texte en anglais ».

L’autre type de prompt, le « few-shot », consiste à fournir un ou plusieurs exemples de la tâche attendue. Cela permet à l’IA de s’inspirer de ces exemples pour accomplir votre demande, ce qui est particulièrement utile si vous souhaitez qu’elle adopte un style d’écriture particulier.

Les prompts « de raisonnement » (ou « chain-of-thought ») demandent à l’IA de répondre en décomposant sa démarche. Par exemple, résoudre une équation en expliquant chaque étape. Une autre méthode consiste à demander à l’IA de jouer un rôle ou d’endosser un métier, ce qui signifie qu’elle incarne un persona.

En dernier lieu, certains prompts combinent ces approches. Par exemple, vous pouvez assigner un rôle à l’IA (persona), lui fournir un ou deux exemples (few-shot) et lui demander de raisonner étape par étape (chain-of-thought) dans un même prompt. Cette méthode est souvent celle qui produit des réponses les plus précises pour des tâches complexes.

Un bon prompt ne dépend pas uniquement de sa formulation : le choix du modèle est également crucial. Nous avons testé la génération de vidéos avec l’IA de Google, et un même prompt ne produit pas le même résultat d’un outil à l’autre. C’est un point à garder en tête avant de critiquer votre formulation.

Quelles sont les erreurs classiques ?

Évidemment, si vous débutez avec les IA génératives, il est probable que vous fassiez des erreurs. Voici quelques conseils pour éviter les fautes les plus courantes.

Le moteur de recherche Google
Le moteur de recherche Google // Source : Firmbee sur Pexels

Tout d’abord, ne traitez pas une IA comme un simple moteur de recherche. Cela risque de mener à un prompt incomplet et, par conséquent, à une réponse insatisfaisante.

Une autre erreur fréquente lors de la rédaction de prompts est d’omettre de fournir un contexte. Cela peut rendre la réponse générique et non conforme à vos attentes.

Une erreur courante consiste également à ne pas préciser le format souhaité. Par défaut, votre IA présentera sa réponse dans le format standard, généralement sous forme de texte, ce qui peut ne pas correspondre à vos souhaits.

Enfin, et c’est le plus important : ne croyez pas la réponse de l’IA sur parole. Il n’est pas rare qu’un LLM soit sujet à des erreurs. Pour éviter de vous retrouver avec un texte comportant des inexactitudes, il est crucial de vérifier les informations fournies dans la réponse.

Pour rappel, même si l’IA est un outil puissant, il est important de l’utiliser avec prudence et de ne pas en faire le personnage principal de votre travail. Elle doit servir de soutien.

La solution des générateurs de prompts

Une des solutions, que l’on pourrait considérer comme une simplification, est de recourir à un générateur de prompts. Il en existe de toutes sortes sur Internet. Voici une compile.

  • Promptsera offre des réponses précises et à vocation professionnelle sur plusieurs modèles de langage comme ChatGPT, Midjourney, Sora ou Claude. L’utilisation est gratuite et sans inscription, et elle est pertinente tant pour du texte que pour de l’image.
  • AIPRM est l’extension Google Chrome de référence pour les utilisateurs réguliers de ChatGPT. Elle permet de choisir un modèle et de compléter un texte à trous pour rédiger votre prompt.
  • QuillBot est un site proposant des outils simples pour élaborer des prompts avec des formules étape par étape pour définir le rôle, le format, etc. Il s’agit d’un site gratuit avec des options premium.

Il est également possible de créer un prompt pour générer des prompts : voici un exemple de base à enrichir selon vos besoins :

« Agis en tant qu’expert en Prompt Engineering. Je vais te donner une idée brute de prompt. Ton rôle est de la transformer en un prompt ultra-efficace, structuré avec un Rôle, un Contexte, des Instructions étape par étape, et un Format de réponse précis. Pose-moi des questions si tu as besoin de précisions avant de générer le prompt final. Mon idée est : [A remplir par vos soins] »