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L’interdiction des réseaux sociaux aux mineurs en Australie n’a pas d’effets.

Six mois après l’entrée en vigueur de l’interdiction des réseaux sociaux pour les moins de 16 ans en Australie, une étude indique qu’il n’y a pas « suffisamment de preuves » que les adolescents se soient détournés des réseaux sociaux. Les chercheurs ont observé peu de changements chez les utilisateurs de 12 à 13 ans et une légère baisse chez les 14-15 ans, tandis que les utilisateurs âgés de 16 ans et plus ont augmenté leur utilisation.


Six mois après sa mise en œuvre, une récente étude évalue les premiers effets de l’interdiction des réseaux sociaux pour les moins de 16 ans en Australie. Cette mesure, dont les résultats sont contestables, s’éloigne des objectifs initialement fixés. Ce constat suscite des questions alors qu’une initiative similaire est en discussion en France.

Pour l’Australie, les résultats sont décevants. Une étude scientifique révèle que, six mois après l’entrée en vigueur de l’interdiction des réseaux sociaux pour les jeunes, il n’y a pas « suffisamment de preuves » suggérant que les adolescents ont diminué leur utilisation des plateformes, rapporte l’AFP.

Pour obtenir ces résultats, les chercheurs ont sondé plus de 400 jeunes utilisateurs de réseaux sociaux juste avant l’application des restrictions, puis à nouveau trois mois plus tard. Peu de changements ont été observés chez les utilisateurs âgés de 12 à 13 ans, tandis qu’une légère diminution a été constatée chez les 14-15 ans. En revanche, les utilisateurs de 16 ans et plus ont vu leur utilisation augmenter.

Selon l’étude, les adolescents contournent les restrictions en utilisant des comptes de personnes plus âgées ou en créant des faux comptes. Au Royaume-Uni, par exemple, certains parviennent à tromper les systèmes de vérification en utilisant des jeux vidéo.

Au lieu de reconsidérer la situation, les responsables politiques australiens attribuent la responsabilité aux géants de la technologie. « La législation australienne en matière de réseaux sociaux, à la pointe au niveau mondial, n’est pas défaillante. Ce sont les géants de la tech qui ne respectent pas la loi », a déclaré la ministre des Communications, Anika Wells.

De leur côté, les entreprises concernées ont promis de respecter la loi tout en avertissant qu’elles pourraient induire les adolescents à se tourner vers des plateformes moins réglementées et plus dangereuses.

Il reste à voir si ces premiers résultats remettront en cause le projet français. Véritable point d’actualité pour Emmanuel Macron, l’interdiction des réseaux sociaux pour les mineurs en France pourrait être mise en place dès la rentrée prochaine.