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Les quatre grands opérateurs français prêts pour l’iPhone 18 Pro 100 % eSIM ?

L’iPhone 18 Pro sera dévoilé lors de la conférence d’Apple prévue le 9 septembre, avec une forte probabilité que sa version européenne abandonne complètement la carte SIM physique au profit de l’eSIM. Les quatre grands opérateurs français, à savoir Orange, SFR, Bouygues Telecom et Free, se disent prêts à soutenir cette transition vers un modèle 100 % eSIM. Cependant, la mise en œuvre de cette technologie pourrait s’avérer plus complexe que celle des cartes SIM traditionnelles, certains opérateurs virtuels n’ayant pas encore effectué cette migration.

Depuis 2025, Apple s’est engagé dans une démarche visant à supprimer les cartes SIM physiques. En France, l’iPhone 17 Pro a conservé cette option, contrairement à son homologue américain et à l’iPhone Air, qui a rencontré un succès mitigé et n’a pas eu d’impact significatif sur le marché de l’eSIM. Néanmoins, l’eSIM est appelée à devenir la norme, et avec ses modèles exclusivement eSIM, Apple semble anticiper la fin de la carte SIM.

À l’approche de la sortie de l’iPhone 18 Pro, il est essentiel d’évaluer la situation de l’eSIM en France. Les opérateurs sont-ils réellement prêts à accompagner leurs clients dans cette transition ? Quelles options sont disponibles pour ceux qui souhaitent passer d’une carte SIM physique à une eSIM ? L’eSIM s’imposera-t-elle réellement comme la norme, ou y a-t-il une résistance à ce changement ?

Il convient de noter que l’absence d’une carte SIM sur l’iPhone 18 Pro en Europe reste une rumeur, initialement rapportée par le site grec TechManiacs et relayée par plusieurs médias spécialisés. Apple n’a pas confirmé cette information, et l’iPhone 17 Pro vendu en Europe conserve encore son tiroir pour carte SIM. La confirmation de ces rumeurs devrait être apportée lors de la keynote du 9 septembre.

En ce qui concerne les opérateurs français, ils ont déjà intégré l’eSIM dans leurs offres. Les principaux opérateurs, ainsi que certaines de leurs filiales à bas coût, proposent la possibilité de souscrire une eSIM ou de convertir une carte SIM physique en eSIM. Actuellement, seuls quelques petits acteurs comme La Poste Mobile n’ont pas encore adopté cette technologie.

L’année dernière, lors du lancement de l’iPhone 17 et de l’iPhone Air, des tests effectués par Nicolas Lellouche de Numerama ont révélé des difficultés lors de l’installation d’une eSIM, notamment des problèmes de réseau et des bugs de clonage. Ces expériences ont mis en lumière les défis techniques auxquels les utilisateurs pourraient être confrontés.

Malgré l’échec commercial de l’iPhone Air, ce modèle a permis aux opérateurs de se préparer à l’arrivée de smartphones exclusivement eSIM. Orange, par exemple, a déjà mis en place un parcours de conversion de la carte SIM vers l’eSIM, disponible via son espace client ou lors de la configuration d’un nouvel appareil. Les frais de conversion sont gratuits pour les clients qui achètent un iPhone eSIM-only.

Free, quant à lui, a également proposé des offres similaires lors du lancement de l’iPhone Air, tandis que Bouygues Telecom s’était distingué en offrant des frais de conversion gratuits, même pour les appareils non achetés chez eux. SFR, de son côté, a simplifié le processus d’activation de l’eSIM, permettant aux abonnés d’activer leur eSIM directement depuis les réglages de leur smartphone.

L’eSIM présente de nombreux avantages, notamment la possibilité de gérer plusieurs profils sur un même appareil, ce qui facilite le passage d’un forfait personnel à un forfait professionnel. Toutefois, la transition vers l’eSIM soulève des questions pour les opérateurs, car elle pourrait réduire leur interaction avec les clients et ouvrir la porte à une concurrence accrue de la part de nouveaux acteurs sur le marché.

La keynote du 9 septembre sera déterminante pour savoir si l’Europe adoptera ce changement radical cette année. Les opérateurs disposent des infrastructures nécessaires, mais la disparition de la carte SIM pourrait également signifier une perte de contact direct avec les clients, un aspect que certains opérateurs, comme Orange, pourraient voir d’un mauvais œil.