
Présidentielle 2027 : Retailleau persiste, Attal non désiré, Roussel démarre… Résumé du dimanche
La dynamique de la campagne présidentielle de 2027 prend un tournant significatif, comme l’illustre la journée de dimanche dernier. Alors que Bruno Retailleau, déterminé à « se maintenir jusqu’à la victoire », affiche sa volonté de ne pas se plier aux pressions, Maud Bregeon appelle de ses vœux une union des forces de droite et du centre. Gabriel Attal, quant à lui, a vécu une journée difficile, étant pressé de se retirer de la compétition. En parallèle, Fabien Roussel s’apprête à faire son entrée dans la course pour l’Élysée.
Bruno Retailleau, malgré un score modeste de 6 % dans un sondage Ipsos/BVA publié samedi, reste convaincu de ses chances. Sur BFM TV, il a affirmé : « J’irai jusqu’à la victoire. Et je pense vraiment que cette victoire, elle est à portée de main. » Le président des Républicains a également critiqué le Rassemblement national, le qualifiant de « parti girouette » et d' »amateurisme », tout en cherchant à séduire les électeurs du RN en se présentant comme le « candidat de la radicalité sérieuse ».
De son côté, Maud Bregeon, porte-parole du gouvernement, a exprimé son impatience pour un rapprochement entre les candidats de la droite et du centre, idéalement autour d’Edouard Philippe. Elle a insisté sur la nécessité de rassembler rapidement les forces, souhaitant éviter un second tour entre La France insoumise et le Rassemblement national. Selon le même sondage, Edouard Philippe apparaît comme le mieux placé pour atteindre le second tour avec 14,5 % d’intentions de vote, tandis que Gabriel Attal et Bruno Retailleau sont à 7,5 % et 6 % respectivement, Marine Le Pen restant largement en tête avec 34 %.
François Bayrou, président du MoDem, a proposé une approche différente, suggérant un « tour préliminaire » élargi pour inclure tous ceux qui refusent de s’allier avec Jean-Luc Mélenchon ou Marine Le Pen. Il a plaidé pour une compétition équitable durant deux mois, avant de voter pour désigner un candidat commun. Parmi les participants potentiels, il a mentionné des figures comme Bernard Cazeneuve et David Lisnard, mais a exclu Sarah Knafo de Reconquête.
Pour Gabriel Attal, la journée a été marquée par un incident en Normandie. Prévu pour participer à la Fête de la Moisson à Boos, il a dû annuler sa visite après que le maire de la ville, Bruno Grisel, a exprimé son refus de le voir à cet événement, le qualifiant de « fête, pas un meeting politique ».
Enfin, Fabien Roussel, secrétaire national du Parti communiste, devrait annoncer sa candidature ce dimanche soir lors du JT de TF1. Cette annonce pourrait susciter des tensions au sein de son propre parti et de La France insoumise, qui lui reprochent d’avoir entravé la candidature de Jean-Luc Mélenchon en 2022. Avec un score de 2,28 % lors du dernier scrutin, il est actuellement crédité de 2,5 % à 3,5 % des intentions de vote selon le sondage Ipsos/BVA.
