Le patron de Spliiit réagit à la condamnation de sa plateforme.
Le tribunal judiciaire de Paris a condamné la start-up Spliiit le 29 mai 2026 pour son système de partage d’abonnements. Jonathan Lalinec a déclaré que cette décision « ne marque pas la fin » de son entreprise et a annoncé son intention de faire appel.
Il a perdu une bataille, mais pas la guerre : après la condamnation de la start-up Spliiit par le tribunal judiciaire de Paris, le 29 mai 2026, pour son système de partage d’abonnements, son cofondateur Jonathan Lalinec a réagi sur LinkedIn. Bien qu’il admette avoir pris « une sacrée claque », il affirme que cela « ne marque pas la fin » de son entreprise.
Pour rappel, le modèle de Spliiit repose sur la mutualisation des abonnements afin d’en réduire le coût : les utilisateurs se regroupent pour accéder à divers services numériques, incluant le streaming, les jeux et la presse. La société, qui propose plus de 250 offres, se rémunère en prélevant une commission sur chaque transaction effectuée via sa plateforme.
Le tribunal a rejeté les accusations de parasitisme. « Nous respectons cette décision, mais nous la contestons fermement », a déclaré Jonathan Lalinec. Il s’est réjoui que le tribunal reconnaisse que l’activité de mise en relation « n’est pas en elle-même illicite » et que le partage de frais – sur lequel repose Spliiit – « n’est pas, en soi, une commercialisation d’abonnements ».
En rappelant que « Netflix et Disney permettent le partage hors foyer via des options payantes dédiées », il pose une question cruciale : « lorsqu’un consommateur paie pour un abonnement multi-utilisateurs, jusqu’où un fournisseur peut-il contrôler les personnes avec lesquelles il partage ce qu’il a licitement acquis ? ». Enfin, il a annoncé son intention de faire appel.

