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Éthylotest antidémarrage dans toutes les voitures neuves de l’UE dès juillet 2026.

Toutes les voitures neuves vendues dans l’UE devront disposer d’une interface standardisée pour brancher un éthylotest antidémarrage à partir de juillet 2026. Cette exigence s’inscrit dans le programme Vision Zero, qui vise à éliminer les décès routiers liés à l’alcool d’ici 2050.


Toutes les voitures neuves vendues dans l’UE devront bientôt être équipées d’une interface pour un éthylotest antidémarrage. Bien que l’appareil reste facultatif, la prise sera obligatoire pour les constructeurs.

Dès qu’on commence à compter avant de prendre le volant, la situation peut vite dégénérer : deux verres, un troisième, un café, de l’eau, et le temps qui passe. C’est ce type de calcul risqué qui finit souvent par être rapporté dans les faits divers.

L’idée d’un petit boîtier qui refuse de démarrer votre voiture peut sembler à la fois apaisante et dévalorisante. Pourtant, c’est ce que prépare l’Union européenne, discrètement et sans grand bruit.

Concrètement, à partir de début juillet, une nouvelle étape du règlement européen de sécurité générale sera mise en œuvre. Toutes les voitures neuves vendues dans l’UE devront être équipées d’une interface standard pour connecter un éthylotest antidémarrage, un dispositif qui empêche le démarrage du véhicule si le conducteur souffle au-dessus de la limite légale.

Le dispositif lui-même ne sera pas obligatoire : c’est la prise qui l’est, ainsi qu’un emplacement dédié, conformes à la norme européenne EN 50436. L’alcool est responsable d’environ un quart des décès sur les routes européennes, soit plus de 5 000 morts chaque année. C’est le angle d’attaque choisi.

Ce n’est pas réellement une nouvelle obligation. Le pré-équipement est déjà présent sur les nouveaux types de véhicules depuis juillet 2022 et sur toutes les voitures neuves depuis juillet 2024.

Ce qui est attendu en juillet 2026, c’est la phase 3 du règlement GSR2, qui élargit ces exigences aux modèles plus anciens encore produits et ajoute d’autres dispositifs comme l’avertisseur de distraction du conducteur.

En d’autres termes, on termine un cycle amorcé il y a quatre ans. L’éthylotest restera un accessoire à installer après-vente par un professionnel agréé, et la plupart des conducteurs ne seront jamais concernés. Principalement, ce sont les récidivistes, certaines flottes professionnelles, les bus et les taxis qui devront y faire face. Le pré-câblage permettra de réduire les coûts et la complexité de l’installation.

Cette mesure s’inscrit dans le programme Vision Zero, l’objectif fixé par Bruxelles d’éliminer les décès routiers liés à l’alcool d’ici 2050, avec un objectif intermédiaire de réduction de 50 % d’ici 2030.

Depuis 2022, les constructeurs ont déjà dû intégrer de nombreux systèmes : assistant de vitesse intelligent, maintien de voie d’urgence, boîte noire, et feux de freinage adaptatifs. Pour le conducteur moyen, cela a un impact sur l’équipement standard, le poids du véhicule, et le coût final.

Il reste à déterminer si la prochaine étape sera celle de la généralisation. L’idée d’un éthylotest obligatoire pour tous au début de chaque trajet déplaît à certains automobilistes tout en réjouissant certains assureurs. Entre les deux, Bruxelles avance discrètement : tout est prêt sur le plan technique, ne reste plus qu’une décision politique.

D’ici là, votre prochaine voiture neuve sera équipée d’une prise dont vous ne ferez probablement pas usage. C’est cela, la sécurité routière version 2026.