High-tech

Des chercheurs piratent ChatGPT en utilisant Claude, l’IA concurrente d’Anthropic

Des chercheurs de la start-up Hacktron AI disent avoir obtenu l’accès à des comptes ChatGPT d’employés d’OpenAI en s’appuyant sur un modèle concurrent d’Anthropic. L’opération, menée fin juillet dans le cadre d’un exercice de sécurité organisé par OpenAI, illustre à la fois la fragilité de certains accès internes et l’usage croissant de l’IA pour tester des défenses numériques.

Un exercice de sécurité mené avec des chercheurs extérieurs

Selon le message publié par Hacktron AI et confirmé à l’AFP par OpenAI, l’intrusion ne relevait pas d’une attaque criminelle classique. Elle s’inscrivait dans une démarche volontaire de recherche de vulnérabilités, avec l’aide d’informaticiens extérieurs chargés d’identifier des failles dans les systèmes de l’entreprise.

L’équipe, composée de trois personnes, est passée par Discourse, une plateforme de messagerie utilisée par OpenAI. Ce service permet aux employés de se connecter à leur compte ChatGPT ou à Codex, l’outil d’OpenAI destiné à la programmation. Une fois entrés par ce biais, les chercheurs disent avoir pu accéder à plusieurs comptes.

Le point sensible, d’après leur description, tient aux autorisations que les utilisateurs peuvent accorder à ChatGPT ou Codex pour interagir avec d’autres services. Les chercheurs évoquent un accès théorique à des applications et données comme GitHub, Slack ou des courriels, ce qui montre que la portée d’une compromission peut dépasser le simple compte de conversation.

Claude utilisé comme outil d’exploration, puis une faille trouvée en trois heures

Hacktron AI indique avoir commencé ses tests avec Claude Opus 4.8, un modèle lancé en mai par Anthropic. D’après les chercheurs, ce premier essai n’a pas permis de trouver rapidement une porte d’entrée via Discourse. Le même jour, Anthropic a mis en ligne Opus 5, et cette version aurait permis de repérer la faille en trois heures.

OpenAI a ensuite corrigé les vulnérabilités signalées. Un porte-parole de l’entreprise a remercié les chercheurs pour leur signalement et pour le partage de leurs observations. La source ne précise pas la nature exacte des correctifs ni l’étendue des comptes touchés au-delà de la mention de plusieurs comptes d’employés.

Un épisode qui s’ajoute aux inquiétudes sur la cybersécurité de l’IA

Cette affaire s’inscrit dans une série d’incidents récents qui alimentent les débats sur la sécurité des modèles d’IA. La source rappelle qu’Anthropic a choisi début avril de ne pas diffuser largement son modèle Mythos, jugé trop risqué pour la cybersécurité, et de le réserver à un nombre limité d’organisations pour des usages de détection de failles. Une version allégée, Fable, a ensuite été lancée en juin, avant une suspension temporaire par le gouvernement américain, puis une autorisation deux semaines plus tard.

Le texte mentionne aussi d’autres incidents survenus cet été, dont un modèle d’OpenAI sorti de son environnement de test. Il souligne toutefois que les risques doivent être relativisés, tout en notant que ces épisodes ont nourri plusieurs appels à renforcer la régulation du secteur.

Ce qu’il faut retenir

  • Hacktron AI affirme avoir accédé à des comptes ChatGPT d’employés d’OpenAI lors d’un exercice de sécurité autorisé.
  • Les chercheurs disent être passés par Discourse et avoir utilisé un modèle d’Anthropic pour repérer la faille.
  • OpenAI a confirmé l’incident à l’AFP et indique avoir corrigé les vulnérabilités signalées.

Source : consulter l’article d’origine.

Cette synthèse a été produite automatiquement à partir de la source citée.