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Guerre en Ukraine : Paris appelle Moscou à revenir sur la prise de contrôle d’entreprises européennes par Nestlé et Auchan

La France a demandé à la Russie de revenir sur la mise sous administration provisoire de filiales russes appartenant à plusieurs groupes européens, dont Auchan et Nestlé. Cette décision, prise par décret à Moscou, relance les tensions économiques autour des entreprises étrangères présentes en Russie depuis le début de la guerre en Ukraine.

Une décision russe contestée par Paris

Selon le ministère français des Affaires étrangères, la mesure visant les actifs russes de plusieurs sociétés françaises et européennes a été prise « sans justification ». Paris dit être en contact avec les entreprises concernées et appelle les autorités russes à annuler cette prise de contrôle. Le décret signé par Vladimir Poutine transfère les actifs concernés à une société russe, L.E.V. Management.

Moscou présente cette décision comme une réponse au fait que les groupes visés viennent de pays considérés comme « inamicaux ». Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a aussi lié cette mesure au soutien apporté à l’Ukraine par ces États, qu’il accuse d’être engagés contre la Russie et d’avoir participé à des frappes contre des infrastructures civiles et économiques russes.

Les entreprises cherchent à limiter les effets

Nestlé a indiqué avoir pris connaissance du décret et examiner la situation ainsi que les options possibles. Le groupe suisse dit vouloir protéger ses droits et assurer la continuité de ses activités, en particulier pour ses salariés. Auchan Russie, de son côté, a demandé des clarifications avant de s’exprimer davantage.

La source précise que l’ex-entité de Leroy Merlin figure aussi parmi les sociétés concernées. Aucune indication n’est donnée sur une éventuelle réponse coordonnée des groupes touchés, ni sur le calendrier exact des prochaines étapes côté russe.

Des conséquences financières jugées limitées, mais incertaines

Les analystes cités estiment que l’impact immédiat sur Nestlé resterait limité. Jean-Philippe Bertschy, de Vontobel, juge l’effet « marginal », en rappelant que la Russie représente désormais un peu plus de 1 % du chiffre d’affaires du groupe. Le principal enjeu porterait plutôt sur la valeur des actifs et sur les conditions d’une éventuelle cession.

Nestlé conserve six usines en Russie et y emploie environ 7 000 personnes. Les analystes de Jefferies rappellent toutefois que ce type d’« administration temporaire » a déjà précédé des ventes forcées ou des expropriations, notamment pour Danone et Carlsberg en 2023. Ils évoquent aussi un risque de dépréciation pouvant atteindre environ un milliard de francs suisses si la situation débouche sur une cession ou une expropriation.

Ce qu’il faut retenir

  • Paris demande à Moscou de revenir sur la mise sous administration provisoire de filiales russes de groupes européens, dont Auchan et Nestlé.
  • La Russie justifie sa décision par l’origine des entreprises visées et par le soutien de leurs pays à l’Ukraine, selon les déclarations rapportées.
  • Les analystes cités jugent l’impact immédiat limité pour Nestlé, mais évoquent un risque de dépréciation et d’expropriation si la mesure se prolonge.

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Cette synthèse a été produite automatiquement à partir de la source citée.